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Jean Pierre Sueur - Sénateur du Loiret

Jean Pierre Sueur - Sénateur du Loiret

Jean-Pierre Sueur à la cérémonie d'investiture de François Hollande

Mercredi, 16 Mai 2012 09:26

Insvestiture hollande

Jean-Pierre Sueur était présent ce mardi 15 mai à la cérémonie d'investiture du nouveau président de la République, François Hollande, au palais de l'Elysée.

>> Voir ou revoir la cérémonie sur le site de France 2

>> Jean-Pierre Sueur était l'invité du journal de Public Sénat, mardi 15 mai à 19h

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François Hollande : les commencements

Lundi, 14 Mai 2012 12:56

On ne le sait que trop désormais. Les commencements sont importants. Ils donnent le ton, impriment une image, dessinent le chemin.
François Hollande aura, une semaine durant, donné l’image de la simplicité.
Tulle d’abord. Une ville comme beaucoup d’autres. L’attente des résultats dans le bureau du président du Conseil général. La place de la Cathédrale. Deux accordéons, la vie en rose. Le discours de la Bastille, qui, comme celui de Tulle, prolonge celui de la campagne. Le retour, le lendemain, au bureau. Le travail. Le 8 Mai à l’Arc de Triomphe : forte émotion de voir deux présidents de la même République française s’incliner devant la mémoire de ceux qui sont morts pour notre liberté. Retour au bureau, avenue de Ségur, travail. Exposition Buren. Commémoration de l’abolition de l’esclavage devant les élus d’outre-mer, émus eux aussi. Retour à Tulle pour régler les successions au Conseil général et à la députation : désir que les choses soient faites comme elles doivent l’être, dans le bon ordre. Retour à l’avenue de Ségur et au travail, avec de moins en moins de collaborateurs présents. Et pour finir, le travail solitaire.
Il y a aujourd’hui l’au revoir au Parti socialiste puis demain la passation de pouvoir, les hommages à Jules Ferry et Marie Curie, la mairie de Paris… et la vie continuera et le travail aussi !
Cette simplicité, cette tranquillité, cette volonté de maîtriser le cours des choses constituent déjà un message.
Fonder l’autorité sur la simplicité, c’est possible. Nous le voyons et nous le verrons.
Ce n’est nullement nier les difficultés de la tâche, les grands problèmes auxquels notre pays et l’Europe sont confrontés.
Nous savons bien que la tâche sera rude.
Mais c’est un choix que d’instaurer dès le début un climat de sérénité, de calme, de simplicité en effet, pour mieux se concentrer sur l’essentiel, ne pas se disperser, parler vrai, agir vrai. En un mot : tout un programme.

Jean-Pierre Sueur

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Le discours de Jean-Pierre Sueur aux Fêtes de Jeanne d'Arc, le 13 mai 2012 à Orléans

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 14 Mai 2012 12:33

Nous voici donc réunis, une fois encore, devant cette cathédrale au cœur de notre ville d’Orléans, ville fidèle, rassemblée depuis près de six siècles autour de la figure de Jeanne – elle qui paraissait la faiblesse même, et qui fut plus forte que les soi-disant puissants, qu’ils fussent d’un ordre ou d’un autre. Ces soi-disant puissants ne le lui pardonnèrent jamais.
Ce fut une belle idée, Monsieur le Maire, que de convier ceux qui exercèrent cette mission de maire d’Orléans, qu’ils fussent présents physiquement ou par la force de l’esprit et de la mémoire, à se rassembler en ce jour afin qu’Orléans fût pour une fois l’invitée de nos fêtes. J’y ai souscrit immédiatement.
Je n’ignore ni le contexte, ni les circonstances. Mais il y a toujours un contexte et des circonstances.
Il y eut récemment et il y aura bientôt des échéances importantes pour notre République. Toutes les échéances suscitent des débats. Nous y défendrons chacun nos convictions en toute clarté. Pour passionnés, vifs et parfois âpres qu’ils puissent être - nous en savons quelque chose –, ces débats ne doivent jamais nous faire oublier ce qui nous rassemble, comme ne l’ont pas oublié, le 8 mai dernier, deux présidents de la même République, présents côte à côte à l’Arc de Triomphe, ce monument qui magnifie la mémoire de tous ces héros méconnus, innombrables, dont nous ne savons pas le nom et qui sont morts pour notre liberté. Ce qui nous rassemble ici c’est Orléans, traversant les siècles dans la fidélité à des valeurs inaltérables.
Charles Péguy a décrit, dans les premiers alexandrins qu’il écrivit, Jeanne prise d’effroi devant la misère, parlant ainsi de ses contemporains :


« Les voici repartis sur la route affameuse
Tous nos efforts sont vains, nos charités sont vaines
Tous ceux-là que j’aimais sont absents de moi-même ».

Jean Jaurès évoque à son tour cette même misère. Pour lui, Jeanne d’Arc était l’« humble fille des champs qui avait vu les douleurs et les angoisses des paysans  qui l’entouraient mais pour qui ces détresses mêmes n’étaient que l’exemple prochain d’une douleur […] plus vaste, la douleur de la royauté dépouillée, de la nation envahie […]. Elle vivait d’autant mieux avec la grande communauté de la patrie qu’elle pouvait sans trouble emplir l’horizon silencieux d’une douleur et d’une espérance qui allaient au-delà ».

N’oublions jamais ceci. Jeanne s’est levée pour le droit, et contre l’injustice. Son message est un message de justice. C’est aussi un message de respect, respect dû à tout être humain quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, quelle que soit la couleur de sa peau, qu’il soit ami ou ennemi.
C’est ici, à Orléans, puis à Rouen, qu’André Malraux a proclamé que Jeanne avait « donné au monde la seule figure de victoire qui fût aussi une figure de pitié ». En chaque être humain, Jeanne voit toute l’humanité. L’humanité souffrante. L’humanité bafouée. L’humanité espérant au bonheur et à la joie. Ne l’oublions pas, Jeanne se sera battue jusqu’à la dernière heure pour qu’on respecte chaque être humain, chacun, chacune, et d’abord les plus faibles. Son étendard est celui de l’humaine fraternité.
C’est en pensant à cela que nous pouvons tous ensemble dire et redire avec et après tant d’autres : que vive Orléans et que vive la France !

Jean-Pierre Sueur

 

Dimas Macedo à Yèvre le Chatel

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 14 Mai 2012 12:02

Macedo 1L’exposition des œuvres de Dimas Macedo que nous proposent la commune d’Yèvre le Chatel – et son maire Alain Di Stefano – mérite assurément le détour. Né au Portugal, Dimas Macedo voulut toujours être artiste. Mais, raconte-t-il, « mon grand-père me répétait sans cesse qu’être artiste était un luxe que ne pouvaient s’offrir que les gens fortunés. C’est donc pour lui faire plaisir que, à l’issue de quelques études appropriées, je parvins à décrocher un diplôme de contrôleur des poids et mesures, diplôme que je n’eus d’ailleurs pas l’occasion d’utiliser ».
Après un itinéraire qui l’emmènera de Porto à Lisbonne, puis à Paris, et qui le conduit de la peinture à la sculpture, « s’impose à lui », plus fort que jamais, « le besoin impératif de passer aux formes en ronde bosse », avec pour matériau le « grès cérame » qui lui permet « l’emploi de la couleur », pour lui, « viscéralement indispensable ». Mais il lui faut un atelier adapté à ce projet. Et c’est ainsi que Dimas Macedo arrive à Yèvre la Ville, où réside déjà Vieira da Silva, où il trouve une ancienne grange qui, par le « non-conformisme de son architecture », recèle « toutes les potentialités de confort et de rêve à la fois » et où il trouve enfin M. et Mme Trinquet, artisans briquetiers, qui « continuent à pratiquer la cuisson de leur production au feu de bois ».
Macedo 2Dimas Macedo parle aussi de la forme d’art qu’il invente à Yèvre la Ville en ces termes : « Je suis d’une grande exigence quant à la structure géométrique de mes sculptures, et c’est la rondeur que je leur impose qui leur ôte toute sécheresse. Ce traitement en ronde bosse, agissant par contraste, vise à les animer d’un rythme qui soit la conséquence du jeu du graphisme, des volumes et du chromatisme des émaux ».
Le résultat est éblouissant : formes épurées, significations fortes, harmonies des courbes et des couleurs… Cette exposition à Yèvre le Chatel mérite assurément le détour !
Jean-Pierre Sueur
♦ Les citations de Dimas Macedo incluses dans ce texte sont extraites du livre « Connaître la sculpture de Dimas Macedo », édité par Jacques Dopagne, Paris, 1991
 

A propos du vote pour la Front National

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 14 Mai 2012 11:29

L’analyse de ma collègue Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise, parue sur le site Rue 89, me paraît très pertinente.
>> Lire l’analyse

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Jean-Pierre intervient auprès du Préfet du Loiret au sujet du risque de fermeture de l’entreprise Megtec d’Ingré

Vendredi, 11 Mai 2012 15:53

Jean-Pierre Sueur a rencontré ce vendredi 11 mai les salariés de l’entreprise Megtec à Ingré dont la fermeture a été annoncée.
Il les a assurés de tout son soutien.
Il a immédiatement saisi le préfet de la région Centre, réfet du Loiret, pour lui demander une implication forte des services de l’Etat afin que tout soit fait pour que l’entreprise d’Ingré continue à fonctionner et que l’Etat procède à cet égard aux concertations nécessaires et mobilise tous les dispositifs permettant d’atteindre ce résultat.
Les salariés ont été choqués de voir un camion arriver pour, d’ores et déjà, transférer des pièces en construction à l’étranger, le projet de la direction générale étant de fabriquer une partie des pièces produites à Ingré (les dérouleurs) et une autre partie (les sécheurs) en Tchéquie.
Dans sa lettre au préfet, Jean-Pierre Sueur écrit : « Si cela était réalisé, ce serait encore une fois une part de notre potentiel industriel qui serait délocalisée ». Il ajoute : « Si le maintien de l’entreprise n’apparaissait pas possible en dépit de tout ce que vous-même et les services de l’Etat pourraient faire en ce sens, les salariés souhaitent naturellement qu’eu égard au préjudice qu’ils subiraient alors toutes les dispositions soient prises pour les aider à se reclasser. Mais vous aurez compris que la solution que je privilégie est celle du maintien de l’entreprise à Ingré ».

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François Hollande, une si belle victoire…

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 07 Mai 2012 15:28

Ce fut une très belle victoire, au terme d’un parcours sans faute. Durant des mois, François Hollande a pleinement maîtrisé sa campagne électorale. Il a refusé l’invective, l’injure, les polémiques outrancières. Sa simplicité a imposé le respect. Il n’a jamais confondu, et ne confondra pas, la nécessaire autorité avec l’inutile arrogance.
Cette victoire en rappelle, bien sûr, une autre, il y a 31 ans. François Mitterrand a un successeur. C’est une autre victoire. L’alternance est désormais bien inscrite dans notre vie démocratique. L’alternance est indispensable : elle est la respiration même de la démocratie.
Ce fut une belle soirée pour notre République. François Hollande, rayonnant, semblait à Tulle puis à la Bastille être encore en campagne. On avait le sentiment qu’il ne pouvait ni ne voulait mettre un terme à cette période de contact quotidien avec les Français qui fit la force de sa campagne. Nicolas Sarkozy sut trouver les mots qu’il fallait : son discours fut étrangement le plus présidentiel et le plus rassembleur que tous ceux qu’il fit.
On connaît la formule rituelle : maintenant, les difficultés commencent ! Chacun sait qu’il ne sera pas facile de présider ni de gouverner la France en cette période de crise où le chômage, la dette et les déficits sont lourds et pèsent lourd.
Les priorités sont claires : l’emploi et la croissance d’abord. Ces premières priorités valent pour la France comme pour l’Europe. Le vote des Français était très attendu dans tous les pays d’Europe. Chacun savait que l’enjeu était une réorientation – déjà annoncée avant que le résultat du vote fût connu – de l’Europe qui devrait inscrire la croissance et l’emploi comme premières priorités, même si cela ne la dispense pas – tout au contraire – de veiller aux nécessaires équilibres.
Autre priorité : la justice. Les Français ne sont pas, comme on l’a trop dit, hostiles aux réformes. Mais ils veulent que les réformes soient justes. Et qu’elles soient clairement expliquées et justifiées par rapport aux objectifs que sont la justice, la croissance et l’emploi.
Enfin, François Hollande a beaucoup parlé de la jeunesse. Les jeunes veulent des emplois, et d’abord une formation solide. La formation, l’université, la recherche sont des clés pour les emplois de demain et d’après-demain. Tout se tient.
Deux mots encore : l’un sur le Loiret, l’autre sur les législatives.
Dans le Loiret, le résultat de la Ville d’Orléans frappe d’abord, puisque François Hollande y a obtenu 54,4% contre 45,6% pour Nicolas Sarkozy. Même si l’on retrouve ce phénomène dans toutes les grandes villes (à l’exception de Nice) et même s’il faut toujours se garder de « plaquer » le résultat d’une élection sur une autre, d’une autre nature, c’est un beau succès qui témoigne d’une évolution politique maintenant bien ancrée dans la réalité de notre capitale régionale. Chacun comprendra que j’en sois heureux !
Le résultat du département contraste avec celui d’Orléans et d’autres villes du Loiret (comme Pithiviers, Saint Jean de la Ruelle, Saint Jean de Braye, Fleury les Aubrais, Saran et Châlette sur Loing), puisqu’avec 54% pour Nicolas Sarkozy contre 46% pour François Hollande, le Loiret figure parmi les 15 départements les plus marqués à droite de France. Il y a assurément un vote des villes et un vote des moyennes et petites communes du monde rural.
Pour connaître, assez bien je crois, les petites et moyennes communes du Loiret, et y être profondément attaché,  il y a là pour moi un vrai sujet de réflexion. Je connais les inquiétudes que suscite dans le monde rural la disparition ou la réduction de services publics tellement nécessaires et la désertification médicale. Je mesure aussi l’angoisse de nombre d’agriculteurs quant à l’avenir. Il y a là des réalités que François Hollande, devenu président de tous les Français, et son gouvernement, devront pleinement prendre en compte.
Enfin, les législatives. Avec mes amis, nous avons beaucoup dit qu’il serait incompréhensible que notre département qui se proclame « terre d’équilibre » garde demain une représentation parlementaire aussi déséquilibrée… puisque sur huit parlementaires aujourd’hui (cinq députés et trois sénateurs), je suis le seul appartenant à la gauche. Il y aura demain six députés (et donc neuf parlementaires). J’espère de tout cœur que notre représentation au Parlement (Assemblée et Sénat) sera, pour le moins, plus équilibrée et plus diversifiée…
J’ajoute qu’il est conforme à l’esprit de la Cinquième République que dès lors que les Français ont choisi un président de la République, ils lui donnent à l’Assemblée Nationale la majorité qui lui sera nécessaire pour assumer sa mission. C’est ce qu’on a toujours constaté par le passé. Il ne serait pas bon pour la France de s’engager dans cinq ans de cohabitation.

C’est donc avec confiance et espérance que j’aborde cette nouvelle étape de l’histoire de notre pays.

Jean-Pierre Sueur

 

Présidentielle : Jean-Pierre Sueur sur Radio-Orient

Lundi, 07 Mai 2012 09:34

Jean-Pierre Sueur participera à un débat - avec les représentants de l'UMP, du Front de Gauche et d'Europe Ecologie Les Verts - sur Radio Orient ce lundi 7 juin de 17h à 18h, dans le cadre de l'émission "Sans transition", animée par Nadia Bay. Le débat portera sur les résultats de l'élection présidentielle.

>> Ecoute en ligne et liste des fréquences

 

Avec François Hollande, parlons vrai !

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 30 Avril 2012 16:24

J’ai choisi, entre ces deux tours de l’élection présidentielle, d’inviter à la réflexion sur quatre mots entendus ces derniers jours.

Vrai. D’abord, l’adjectif « vrai ». On le sait, Nicolas Sarkozy a appelé à célébrer, en ce 1er Mai, le « vrai travail »… Comme s’il y avait du vrai travail et du faux travail, de vrais travailleurs et de faux travailleurs. Et puis il a dit qu’il n’avait pas prononcé cet adjectif. Ce qui, en l’espèce, n’était pas vrai… Devant l’évidence, il a dit qu’« il avait voulu dire » « vraie fête du travail ». Ce qui n’est pas mieux puisque cela présuppose que, s’il y a une « vraie fête du travail », l’autre serait fausse… Ces circonlocutions appellent deux remarques. D’abord, Nicolas Sarkozy entretient un curieux rapport avec la vérité. On s’en était rendu compte lorsqu’il avait prétendu avoir assisté à la chute du Mur de Berlin ou être allé à Fukushima. C’est comme si, pour lui, le verbe tenait lieu de réalité, une parole en effaçant une autre, une vérité en effaçant une autre. D’où cette impression de tournis, de zigzag et de virevolte que nous ressentons  à chaque instant. Seconde remarque : il y a dans cette notion de « vrai travail » et de « vraie fête du travail » la poursuite évidente du dénigrement des syndicats censés – si l’on comprend bien – défendre les mauvais ou les faux travailleurs ! François Fillon s’est lui-même démarqué de ces propos. La démocratie sociale, tellement nécessaire, suppose le respect des partenaires sociaux. La Constitution précise que la France est une « République sociale ». Cette campagne antisyndicale venant d’un homme qui est – encore ! – président de la République abîme la République sociale.

Croissance. Au début, lorsque François Hollande parlait de « croissance », cela entraînait, dans certains milieux, scepticisme, indifférence ou incrédulité. Et puis les choses ont changé. D’abord parce qu’il apparaît, à l’évidence, que l’Europe ne peut se limiter à n’être qu’une Europe monétaire : l’Europe monétaire n’a de sens que si elle est aussi une Europe économique et sociale. Une Europe pour l’emploi. On attend de l’Europe qu’elle contribue à combattre la folie financière et spéculative qui s’est emparée du monde et à maîtriser le cours des choses. Si l’Europe doit veiller aux nécessaires équilibres, elle doit être tout autant  - et ce n’est pas incompatible ! – l’Europe de la croissance et de l’emploi. D’où le mémorandum en quatre points que François Hollande prévoit d’envoyer aux gouvernements européens dès le lendemain de son élection… Mais les choses bougent. Tout se passe comme si, dès avant l’élection présidentielle, le résultat attendu produisait déjà son effet. M. Draghi parle de croissance. La Commission parle de croissance. Mme Merkel elle-même parle désormais de croissance… En un mot, la croissance est à l’ordre du jour !

Présomption. J’ai beaucoup de respect pour les policiers et les gendarmes qui accomplissent un travail difficile. J’ai autant de respect pour les magistrats. Et je désapprouve ceux qui s’emploient à opposer les uns aux autres. Cela a malheureusement encore été le cas en cette période électorale. Et encore une fois, au lendemain d’un fait divers tragique, Nicolas Sarkozy a annoncé – et improvisé  – une nouvelle loi. Ce n’est pas ainsi que l’on doit faire la loi. Les lois de circonstance ne sont pas de bonnes lois. Surtout lorsque l’on s’emploie à faire croire qu’une nouvelle loi règlera les problèmes sans effectifs supplémentaires, sans un fonctionnaire en plus et avec, dans les faits, des fonctionnaires en moins ! Cet effet d’annonce en vertu duquel on créerait une « présomption de légitime défense » n’est qu’un effet d’annonce après tant d’autres. Les juristes disent que cela n’a aucun sens. La « légitime défense » a un sens. La « présomption d’innocence » a un sens. Elle vaut pour tous et en toute circonstance, même si on l’oublie trop souvent. Elle est la meilleure protection de tous au regard du droit.

Frontière. Nicolas Sarkozy a, paraît-il, utilisé plus de cinquante fois le mot « frontière » durant son discours de Toulouse. Nous voici donc revenus aux temps de la République douanière. On voit bien que ce mot vise à rassurer les nostalgiques d’une France fermée au monde, qui n’a d’ailleurs jamais existé. Une France fermée, renfermée sur elle-même, c’est une chimère, c’est une erreur. Ce serait une France qui se fermerait au monde, se rétrécirait, oublierait la place qu’elle tient dans le monde en raison de son histoire et des valeurs qu’elle porte en elle. Plutôt que de frontières, je préfère parler de nouvelles frontières. Les nouvelles frontières sont aux dimensions du monde. Nous devons aimer la France, et aussi l’Europe, n’oublier jamais que leur destins sont indissociables et que l’Europe comme la France doivent œuvrer pour un monde plus juste, des économies mieux maîtrisées, un environnement mieux respecté sur toute la planète. En un mot un monde plus humain. Nicolas Sarkozy réveille le vieux cartiérisme. Il flatte le repli hexagonal. C’est une impasse. Comme l’a dit, en substance, François Hollande, si l’on veut un monde meilleur, il faut savoir s’ouvrir au monde.

Jean-Pierre Sueur
 

Présidentielles : les leçons du premier tour

Lundi, 23 Avril 2012 12:24

1- François HOLLANDE en pôle position

François HOLLANDE fait, dès le premier tour, l’un des meilleurs scores jamais atteint par un candidat socialiste aux élections présidentielles. Il est en pôle position. Il est bien placé pour gagner au second tour. Ce serait justice, car il a fait une campagne solide, sérieuse, fondée sur des valeurs fortes, sans céder à la démagogie. A l’inverse, Nicolas SARKOZY a fait une campagne en zigzag, changeant sans cesse de position, comme ce fut trop souvent le cas lors du quinquennat qui s’achève. Même s’il est difficile de gouverner en temps de crise et si les gouvernants sont souvent désavoués en ces périodes, le résultat du premier tour est d’une grande clarté : trois Français sur quatre ont voulu par leur vote sanctionner Nicolas SARKOZY. Reste à transformer l’essai. Le résultat du second tour n’est pas acquis d’avance. Tous ceux, dont je suis, qui veulent avec François HOLLANDE une France plus juste, œuvrant pour l’emploi, la réindustrialisation, la formation, l’innovation, la recherche, pour une Europe plus forte, centrée sur la croissance, jugulant la folie financière et se donnant les moyens de maîtriser de vraies politiques communes, - tous ceux-là doivent continuer à convaincre, ce qui suppose d’abord de comprendre et d’entendre les messages des électeurs du premier tour.

2- Des résultats contrastés dans le Loiret

Si le vote du Loiret, pris dans son ensemble, reste plus marqué à droite que dans la moyenne de la France, ce qui est une tendance constante depuis le début de la Cinquième République, il y a beaucoup de contrastes au sein de notre département. Et je me réjouis – on le comprendra – du vote de la ville d’Orléans. Cela fait des années que, scrutin après scrutin, la ville d’Orléans est non seulement au diapason des votes nationaux, mais qu’ils sont amplifiés au bénéfice de la gauche. Le beau score de François HOLLANDE (32.62% contre 28.32% pour Nicolas SARKOZY) traduit une réelle adhésion à la gauche responsable autant que solidaire qu’il incarne.

3- Le score du Front National

Le score du Front National est très élevé. S’il est de 18.12% dans toute la France, il est de 20.58% dans le Loiret. C’est préoccupant, parce que les thèses de ce parti, fondées sur le refus de l’autre, tournent le dos aux valeurs de la République. C’est doublement préoccupant parce qu’elles tournent également le dos à l’Europe, et que le retour au franc prôné par celui-ci aurait pour conséquence une vraie catastrophe financière et économique. Mais je me refuse à croire que la grande majorité des électeurs de ce parti partagent les thèses extrémistes de ses dirigeants. Je pense qu’ils manifestent une colère, un désarroi, des souffrances, et aussi un refus d’un jeu politique qui leur paraît loin des réalités. A nous d’en tirer les conséquences et d’expliquer qu’entre François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY, le premier œuvrera pour améliorer la vie quotidienne du plus grand nombre cependant que le second continuerait sur la lancée du quinquennat écoulé.

4- Des sondages plus qu’approximatifs

S’agissant de la publication des estimations de vote le jour du scrutin ainsi que des sondages, chacun voit aujourd’hui combien les propositions que nous avions faites, Hugues PORTELLI et moi, apparaissent justifiées. Il faut à l’évidence fermer tous les bureaux de vote à la même heure en France métropolitaine. Il faut aussi revoir la législation sur les sondages. Ceux-ci ont été doublement démentis : sur le taux d’abstention, qui a été relativement faible, et sur le score du Front National plus élevé que ce qu’annonçaient toutes les enquêtes. Les sondages n’ont jamais une valeur absolue. Ils ont une valeur relative. Il faut enfin publier les marges d’erreur qui sont - le plus souvent – de plus ou moins trois points pour la plupart des chiffres annoncés. Il faut aussi dire la vérité sur les « redressements ». Les chiffres donnés par les sondages ne sont pas les chiffres bruts. Ils sont redressés. Il serait juste que ces redressements et les critères en vertu desquels ils sont faits soient non seulement déposés à la Commission des sondages mais, de surcroît, consultables par chacun. Ainsi, y aura-t-il une totale transparence sur les méthodes et les prévisions. Les sondeurs ne cessent de dire que leur démarche est scientifique. La science suppose la transparence.

En tout cas, même si les sondages peuvent apporter des informations utiles, l’abus de sondages mal présentés et mal interprétés est nuisible. En démocratie, seul le vote des électeurs compte !

Jean-Pierre SUEUR

   

Panneaux d'affichage : Jean-Pierre Sueur proteste

Vendredi, 20 Avril 2012 09:57

Jean-Pierre Sueur proteste contre un amendement voté discrètement par l'Assemblée Nationale qui remet en cause les dispositions du Grenelle de l'environnement sur l'affichage.

>> Lire la Croix.fr du 16 avril 2012

>> Lire l'article paru dans Aujourd'hui en France le 19 avril 2012

>> Lire l'article paru dans Le Monde du 19 avril 2012

 

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Jean-Pierre Sueur sur France Bleu

Mercredi, 18 Avril 2012 11:29

Jean-Pierre Sueur sera l'invité de la rédaction de France Bleu Orléans ce jeudi 19 avril à 7h45.
 

Pour François Hollande

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 16 Avril 2012 11:39

Comme souvent, Jacques Julliard a trouvé les mots justes dans son éditorial de Marianne.
Je le cite : « Il en va de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy comme des tablettes numériques : ça bouge tout le temps. Impossible de suivre une information, une idée, un raisonnement, sans que le programme change à l’improviste, sans qu’un écran publicitaire vous saute à la figure. (…) Nicolas Sarkozy est un homme qui a de la fuite dans les idées ».
Ce dimanche encore, à la Concorde, Nicolas Sarkozy a, à nouveau, changé de programme sur l’Europe, empruntant à François Hollande la thématique de la croissance européenne, bien loin des affirmations de Villepinte, et de tant d’autres. Cette campagne à la godille succède à un quinquennat au cours duquel le président sortant a défendu successivement de nombreuses positions différentes - à la notable exception des cadeaux aux Français les plus privilégiés qui furent – je l’ai déjà écrit – la seule constante de sa politique.
Ecoutant François Hollande devant le Château de Vincennes ce dimanche, je mesurai la différence.
Voilà un candidat qui se tient à son programme et qui, de surcroît, annonce un calendrier précis. En premier lieu, les mesures fiscales, les décisions en matière économique et financière, qui sont les fondations de la maison qu’il veut construire. C’est courageux, mais aussi réaliste. Sans ces premières réformes de structure, on ne changera pas les choses.
En premier lieu aussi, des annonces en matière sociale toutes chiffrées et financées.
En un mot, à la fois le réalisme, la lucidité et l’ambition. Le réalisme et la lucidité parce que, sans eux, l’ambition n’est qu’un leurre.
Comment ceux, dont je suis, qui admirent Mendès-France, qui ont soutenu Michel Rocard et Jacques Delors ne lui apporteraient-ils pas leur soutien le plus chaleureux ?
Et comment ceux, dont je suis aussi, qui ont eu l’honneur d’appartenir à des gouvernements de François Mitterrand n’approuveraient-ils pas ce qui est, aussi, une leçon de l’histoire : ne pas revivre le tournant de 1983 après 1981, rompre avec l’idée que la gauche ne saurait pas gérer dans la durée. Et puisqu’on en est aux leçons de l’histoire, n’oublions pas que le gouvernement de Lionel Jospin sut lui-même tirer ces leçons et qu’il laissa la France avec une situation en matière de dette, de commerce extérieur et d’équilibre des comptes de la Sécurité sociale qui n’a rien à voir avec le bilan de Nicolas Sarkozy – et cela nonobstant une crise qui, comme l’a montré la Cour des comptes, n’explique qu’une partie des lourds déséquilibres d’aujourd’hui.
Le réalisme et la lucidité au service d’une ambition : c’est pour moi une raison forte d’appeler à voter pour François Hollande dès le 22 avril.

Jean-Pierre Sueur

 

 

A propos de fêtes de Jeanne d’Arc

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 16 Avril 2012 11:29

Le maire d’Orléans, Serge Grouard, a proposé que l’invité d’honneur des fêtes de Jeanne d’Arc fût cette année la ville d’Orléans elle-même représentée notamment par ses maires ou anciens maires encore de ce monde.
J’ai accepté l’invitation qu’il m’a faite de coprésider, dans ce cadre, les fêtes johanniques de cette année 2012, qui marquent le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc.
J’ai dit si souvent que nos fêtes étaient uniques en ce qu’elles témoignent du rassemblement au travers du temps des Orléanais et d’une ville entière autour des valeurs de justice, de fraternité, de respect de tout être humain qui étaient celles de Jeanne d’Arc, que cela valait en tout temps, en toutes circonstances et en tout contexte, et que cela n’enlevait rien aux divergences qui existent légitimement au sein de la République, qu’il ne s’agit pas de nier, mais faisait vivre, une fois par an, un rassemblement lourd de sens dès lors qu’il porte sur ces valeurs et exclut toute récupération partisane, qu’il m’est apparu naturel de répondre positivement à l’invitation qui m’a été faite.

Jean-Pierre Sueur

 

 

Jean-Pierre Sueur élu membre associé de l’Académie d’architecture

Lundi, 16 Avril 2012 11:10

L’assemblée générale de l’Académie d’Architecture a élu, lors de sa séance du 27 mars dernier, Jean-Pierre Sueur en qualité de « membre associé ».
Selon les statuts de cette académie, « les membres associés sont choisis parmi les personnalités françaises et étrangères qui contribuent par leurs œuvres, par leur rayonnement ou par leur action à la promotion des valeurs architecturales ».
Jean-Pierre Sueur a beaucoup écrit sur l’urbanisme et l’architecture, notamment dans ses rapports « Demain la ville » (1998) et « Villes du futur, futur des villes : quel avenir pour les villes du monde ? » (2012) ainsi que dans son livre « Changer la ville » (Odile Jacob, 1999). Il a été, en tant que maire d’Orléans, à l’initiative de projets donnant toute sa place à l’architecture contemporaine.
Créée en 1840 sous le nom de « Société centrale des architectes », l’Académie d’Architecture, ainsi dénommée depuis 1953, compte cent membres admis par cooptation. Ils doivent avoir « acquis une expérience incontestée dans divers domaines de l’architecture et de l’urbanisme par des travaux de qualité ». Son siège est à Paris, à l’ancien hôtel de Chaulnes, place des Vosges.

>> Lire la lettre par laquelle le président de l’Académie annonce son élection à Jean-Pierre Sueur.

 

 

« Art-gens » à Cerdon

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 16 Avril 2012 10:53

Il faut remercier Annie Gérard et toute son équipe de Cerdon pour la troisième édition d’« Art-gens » qui a eu lieu dans cette commune du 13 au 15 avril.
Il s’agit d’un « parcours d’art contemporain » que les visiteurs sont invités à suivre au travers de demeures et jardins de la commune, au sein desquels les œuvres de douze artistes étaient, cette année, exposées.
Ce fut un grand plaisir d’admirer ces œuvres de qualité accueillies au sein de jardins très divers, simples ou élaborés, romantiques ou prosaïques, comme en ces belles demeures de pierre.
Ce fut l’occasion de vérifier une fois encore que les œuvres humaines peuvent trouver de singulières résonances en nos jardins et que c’est une grâce que de saisir des harmonies insoupçonnées entre nature et culture.
Jean-Pierre Sueur

>> Voir le programme

 

Diversité des sports dans les médias

Lundi, 16 Avril 2012 09:53

A la demande d'un Orléanais, Jean-Pierre Sueur avait saisi le ministre de sport de la question de la diversité des sports dans les médias.
Il a reçu une réponse du ministère des sports.

>> Lire la réponse

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Une interview de Jean-Pierre Sueur sur l'engagement politique

La revue du Mouvement des cadres et dirigeants chrétiens (MCC), Responsables, publie, dans son numéro de mars 2012, une interview de Jean-Pierre Sueur sur l'engagement. "Entre devoir et pouvoir".

>> Lire l'interview

   

Quel avenir pour la Cour européenne des Droits de l’Homme ?

Écrit par Jean-Pierre Sueur Mardi, 10 Avril 2012 11:08

Quel avenir pour la Cour européenne des droits de l’Homme ?
On me dira peut-être que cette question n’est pas d’actualité, en cette période de campagne pour l’élection présidentielle.
Et pourtant, cette question est pleinement d’actualité puisqu’une conférence internationale décisive pour l’avenir de cette institution aura lieu à Brighton des 18 au 20 avril prochains.
La Cour européenne des Droits de l’Homme, créée en 1959, a pour compétence de statuer sur les requêtes présentées par des personnes ou des Etats alléguant une violation des droits garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme, adoptée en novembre 1950.
Elle est constituée de 47 juges, un par Etat signataire de la Convention, élus par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
Elle a développé depuis 1959 une jurisprudence s’appliquant à tous les pays signataires de la Convention.
Elle a ainsi pris des décisions importantes en matière de droit à l’interruption volontaire de grossesse, de fouilles à corps, de droit des personnes nées sous X à connaître leur origine, de reconnaissance des droits des personnes homosexuelles, de droit d’asile, etc.
Elle a pris de nombreuses décisions relatives à la violation du droit à un procès équitable (garanti par l’article 6 de la Convention) ou à des violations graves des articles 2 et 3 de la convention concernant l’interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants.
Or, le gouvernement britannique, qui exerce la présidence semestrielle du Conseil de l’Europe, a annoncé sa volonté d’impulser une réforme de la Cour. Le Premier ministre David Cameron a ainsi prononcé, lors d’un discours du 25 janvier devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, cette phrase apparemment sibylline, mais qui ne pourrait pas être sans conséquences : « La Cour ne dois pas (…) compromettre sa propre réputation en contrôlant des décisions nationales qui n’ont pas lieu de l’être ».
La prochaine conférence de Brighton sera saisie, sur la base d’un projet de résolution britannique, de deux séries de questions.
L’une est récurrente. Il s’agit du « surencombrement » de la Cour. Plus de 150 000 affaires sont en effet pendantes devant cette juridiction. A l’initiative, notamment, de son ancien président, le Français Jean-Paul Costa, des dispositions ont déjà été prises à cet égard. Elles doivent être confortées.
L’autre porte sur les prérogatives de la Cour que le projet de résolution britannique tend à réduire. La Cour a d’ores et déjà répondu que le « droit au recours individuel » devait être « préservé ». Elle a souligné « l’importance que les Etats exécutent comme il se doit les arrêtés pilotes rendus à leur égard et examinent avec attention les implications des arrêts rendus à l’égard des autres Etats ». Elle a rappelé que « le but doit être de détecter et de corriger les causes législatives et administratives des violations récurrentes et de mettre en place des mécanismes nationaux permettant d’apporter une réparation aux intéressés ».
Sera-t-elle entendue sur ces différents points et sur d’autres ?
Au-delà de débats qui peuvent paraître très techniques, l’enjeu de la conférence de Brighton est la juste application dans 47 pays du texte fondateur qu’est la Déclaration européenne des Droits de l’Homme.

Jean-Pierre Sueur

>> Voir la vidéo intégrale de l'audition de Jean-Paul Costa, ancien président de la Cour européenne des Droits de l'Homme, par la commission des lois du Sénat, sous la présidence de Jean-Pierre Sueur

   

Le soutien de Pierre Mendès-France à Jean-Pierre Sueur en juin 1981

120407_LaRep_PMFLa République du Centre a publié, dans son édition du 7 avril 2012, un article rappelant le soutien apporté par Pierre Mendès-France à Jean-Pierre Sueur lors des élections législatives de juin 1981.

>> Lire l'article

   

Renseignement : un communiqué de Jean-Pierre Sueur, Didier Boulaud et Jean-Louis Carrère, sénateurs, membres de la délégation parlementaire au Renseignement.

 

 

Nous tenons à rappeler qu'en vertu de la loi, la délégation au renseignement du Parlement dont nous faisons partie est tenue au secret défense.

C'est la raison pour laquelle ses membres ont décidé qu'il n'y aurait pas de conférence de presse à l'issue de sa réunion du mercredi 4 avril 2012.

Les déclarations qui ont pu être faites à la suite de cete réunion n'engagent donc que leur auteur.

Pour notre part, nous respecterons strictement le secret défense, conformément à la loi.

Didier Boulaud, Vice-président de la commission de la défense et des forces armées

Jean-Louis Carrère, Président de la commission de la défense et des forces armées

Jean-Pierre Sueur, Président de la commission des lois.

 

Pour comprendre le contexte dans lequel cet article a été publié :

> L'article du NouvelObs.fr

 

   

Présidentielle : le fond et la forme

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 02 Avril 2012 14:09

C’est une évidence : les choix que François Hollande et Nicolas Sarkozy proposent aux Français sont profondément différents. Pour le premier, la justice est le maître mot ; la France doit être réformée, mais les réformes ne pourront être acceptées que si elles sont justes. Pour le second, les grandes fortunes tirent l’économie et créent de la richesse ; les propositions portent davantage sur la sécurité et l’immigration que sur la réduction des inégalités.
Mais il est une autre différence qui tient à la conception de la campagne électorale.
François Hollande, après un long travail de concertation et de réflexion, a présenté son projet, ses engagements pour la France. Ce projet et ces engagements sont scrupuleusement chiffrés. Je reproduis après ce texte les deux dernières pages du programme de François Hollande qui récapitulent ses engagements chiffrés.
Rien de tel chez Nicolas Sarkozy. Depuis le début de la campagne, il annonce chaque jour de nouvelles propositions. C’est comme s’il les testait. L’une apparaît, l’autre disparait. L’une sera retenue, l’autre sera oubliée. Il est plus que probable que chacune de ces nouveautés a été mesurée par des sondages. D’où cette impression d’improvisation permanente. Ses conseillers ont dû, d’ailleurs, flairer les risques induits par une telle méthode, puisqu’on nous annonce – enfin ! – un document qui tentera de mettre en cohérence ces multiples « effets d’annonce » et qui paraîtra quelques jours avant le scrutin. Mais la tâche risque d’être bien difficile.
A vrai dire, cette manière de faire campagne n’est pas sans rapport avec la manière de présider qui a caractérisé le quinquennat qui s’achève. La crise n’explique et n’excuse pas tout. Sur de nombreux sujets, Nicolas Sarkozy a défendu successivement des positions contradictoires. Il disait le plus grand mal de la TVA sociale qu’il vient d’imposer. Les exemples sont légion. La seule constante de sa politique a été la défense des plus fortunés (en cinq ans, les 1 à 2% des Français les plus riches auront, au total, acquitté 2,5 milliards d’euros d'impôts en moins !)
Au-delà de la différence des choix politiques, il y a donc une différence de méthode qui est loin d’être neutre.
Plutôt que de virevolter et de butiner d’une mesure à l’autre et, de surcroit, d’annoncer force lois nouvelles sans parler des moyens de les mettre en œuvre, comme le fait Nicolas Sarkozy, François Hollande a présenté une ensemble de propositions – un programme – solide, charpenté, cohérent et chiffré, et il s’y tient. Ce n’est pas le moindre de ses atouts.

Jean-Pierre Sueur


>> Lire le chiffrage du programme de François Hollande
>> Télécharger le programme intégral

   

Jean-Pierre Sueur demande qu’une vente aux enchères d’instruments de torture n’ait pas lieu

Lundi, 02 Avril 2012 13:28

Jean-Pierre Sueur a demandé ce jeudi 29 mars au Premier ministre ce qu’il comptait faire pour empêcher une vente aux enchères d’instruments de torture prévue pour le 4 avril à Paris.
Il a fait part de son « indignation devant cette manifestation morbide » qui « commercialise la torture » comme l’ont écrit plusieurs associations et « est outrageante à l’égard de la mémoire des êtres humains qui ont été victimes de la torture ».
Cette vente était organisée par la maison Cornette de Saint-Cyr à la demande de la famille de Fernand Meyssonnier, ancien bourreau, décédé en 2008, qui a procédé à 198 exécutions judiciaires en Algérie en 1957 et 1962.
Jean-Pierre Sueur avait été alerté à ce sujet par plusieurs associations de défense des Droits de l’Homme.
L’Agence France-Presse a rendu publique la position de Jean-Pierre Sueur ce vendredi 30 mars en début d’après-midi.
Le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand a également demandé dans l’après-midi que la vente soit annulée.
Le commissaire-priseur Bernard Cornette de Saint-Cyr a décidé le 30 mars dans la soirée de « suspendre » cette vente aux enchères (cf. la dépêche AFP de 20h44).
A la suite de quoi, Jean-Pierre Sueur a déclaré : « Il faut obtenir non seulement la "suspension" de cette vente aux enchères mais aussi son "annulation" ».

>> La dépêche AFP du 30 mars à 16h17, reprise par lenouvelobst.com

>> La dépêche AFP du 30 mars à 20h44 (reprise par lacoix.com)

>> La République du Centre du 31 mars 2012

>> Toute la revue de presse sur Google Actualités

   

Deux auditions publiques de la commission des lois du Sénat : Dominique Baudis et Jean-Paul Costa

Lundi, 02 Avril 2012 12:28

Jean-Pierre Sueur présidera ce mercredi 4 avril une séance de la commission des lois du Sénat au cours de laquelle celle-ci procèdera à deux auditions publiques (retransmises en direct sur le site du Sénat et la chaîne parlementaire) :
- A 9h15 : Dominique Baudis, Défenseur des droits
- A 11h : Jean-Paul Costa, ancien président de la Cour européenne des droits de l’Homme
   

Alla Rusu à Courtenay : l’amour des villes

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 02 Avril 2012 12:10

Il faut remercier Nicole Quentin et Christian Lourdeau qui accueillent régulièrement des expositions  de qualité à la galerie des Ormes à Courtenay.
C’est ainsi que l’on peut y découvrir jusqu’au 22 avril une exposition d’Alla Rusu intitulée « Transfigurations », consacrée aux villes du monde.
Née en Moldavie, résidant à Paris, Alla Rusu est passionnée par les villes. Elle affirme son amour de la ville.
A toutes les heures du jour et de la nuit, elle installe son chevalet à Paris, Londres ou Saint-Pétersbourg. Elle peint les paysages, mais surtout les recrée, leur donne des couleurs insoupçonnées, les « transfigure » en effet.
On oppose trop souvent la ville censée recéler tous les maux de la société à la nature qui serait, par définition, pure et bonne.
Alla Rusu s’inscrit en faux par rapport à ces idées toutes faites.
Elle magnifie la ville.
Visitant cette exposition, je me remémore cette phrase du philosophe Hegel : « L’air de la ville rend libre ».

Jean-Pierre Sueur

   

Vente aux enchères d’instruments de torture

Vendredi, 30 Mars 2012 12:14

Jean-Pierre Sueur a écrit au Premier ministre au sujet de l’organisation d’une vente aux enchères d’instruments de torture le 3 avril à Paris. Il lui a fait part de son indignation devant cette manifestation morbide qui «commercialise la torture», comme l’ont écrit plusieurs associations, et qui est outrageante à l’égard de la mémoire des êtres humains qui ont été victimes de la torture. Il lui a demandé quelles dispositions le Gouvernement comptait prendre à cet égard.
   

Meilleurs apprentis de France

Vendredi, 30 Mars 2012 11:49

120329MAFJean-Pierre Sueur a chaleureusement félicité Thomas Courcelle, apprenti au CFA des Compagnons du Devoir de Cepoy, qui s’est vu décerner ce jeudi 29 mars, au Sénat, le diplôme de l’ "un des meilleurs apprentis de France". Thomas Courcelle va entreprendre son tour de France pour parfaire encore sa qualification en qualité de tailleur de pierres.
   

Présidentielle : la guerre des sondages

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 26 Mars 2012 15:50

En moins d’une semaine, trois médias (Libération, Marianne et Le Canard Enchaîné) déplorent que la proposition de loi sur les sondages qu’Hugues Portelli et moi avons élaborée et qui a été adoptée à l’unanimité par le Sénat n’ait été ni discutée ni adoptée par l’Assemblée Nationale et ne soit donc pas en vigueur aujourd’hui.
Ce n’est évidemment pas le fruit du hasard, mais d’une volonté politique.
Nous avions explicitement dit avec Hugues Portelli qu’il était, pour nous, indispensable qu’une nouvelle loi fût votée avant la campagne (et la précampagne) de l’élection présidentielle.
Le pouvoir exécutif (terme pudique) l’a refusé et s’est obstinément opposé à ce que notre proposition de loi – pourtant votée à l’unanimité par le Sénat - fût adoptée dans les temps voulus. Sans doute craignait-on, en « haut lieu », de déplaire aux sondeurs. Sans doute était-on très attaché aux pratiques et aux connivences en cours.
On voit aujourd’hui le résultat. Il y a de grands doutes sur la crédibilité et la cohérence des différents sondages. On persiste à ne pas donner aux citoyens les éléments d’information sur chaque sondage auxquels ils devraient avoir droit. L’indispensable transparence fait cruellement défaut.
Je prendrai trois exemples.
1.    Les marges d’erreurs. Donner pour résultat d’un sondage un chiffre absolu – par exemple  tel candidat obtient 47% des intentions de vote – est très insuffisant. Il faut toujours indiquer la marge d’erreur. Ainsi, si 900 personnes ont été interrogées et si l’échantillon est fiable, la marge d’erreur est de plus ou moins 3%. C’est-à-dire que lorsqu’on annonce 47, cela signifie que le résultat se situe entre 44 et 50. Notre proposition de loi prévoyait la publication obligatoire des marges d’erreur, dans la presse écrite, à la radio, à la télévision. C’est essentiel pour relativiser les chiffres absolus qui sont donnés… et dont la justesse est forcément très relative !
2.    Les redressements. Les instituts de sondage ne donnent pas les résultats bruts issus des enquêtes, mais des résultats redressés (pour tenir compte, notamment, de l’écart entre ce que les personnes interrogées disent et le vote qu’ils émettent effectivement, tel qu’on peut le présumer, en se fiant à des enquêtes et à des scrutins antérieurs). Avec Hugues Portelli, nous voulions, non pas que ces redressements soient publiés avec chaque sondage, mais qu’ils puissent être toujours consultés, donc connus, publiés et discutés par les concurrents et… tout citoyen. Les sondeurs se sont vivement opposés à cette indispensable transparence, arguant de la protection de leurs « secrets de fabrication ». Mais comme ils affirment, par ailleurs, que leur activité relève de la « science », on voit mal comment ils peuvent continuer de refuser la transparence. Plutôt que d’assister à perte de vue à des débats sur des sondages dont on ignore les conditions d’élaboration, il serait sage, sain et moral, de débattre publiquement des redressements et des critères de redressement.
3.    Enfin, il est plus que jamais indispensable que l’on sache qui commande chaque sondage, qui le paie et qui le publie. On voit aujourd’hui que les commanditaires affichés des sondages sont le plus souvent des médias de divers types et des entreprises dont on ne sait pas si elles sont des « sponsors » ou si elles espèrent un retour publicitaire. Qui paie quoi ? Quelle est l’exacte contribution de chaque entité au financement de chaque sondage ? La transparence appelle à des réponses claires à ces questions.
Je pourrais aborder bien d’autres questions. Mais je m’en tiens là. Puisque nous vivons aujourd’hui au rythme de trois ou quatre sondages quotidiens, qui ne voit l’ardente obligation où nous sommes de moraliser les choses, sur la base d’un seul maître-mot : transparence. Puisque cela n’aura pas été possible avant l’élection présidentielle pour les raisons que j’ai dites, j’espère que cela le sera – enfin ! – après.

Jean-Pierre Sueur

Lire :
>> Libération du 19 mars
>> Marianne du 17 mars
>> Le Canard Enchaîné du 21 mars

   

Manchester : du textile à la média-cité

Lundi, 26 Mars 2012 15:43

Je remercie Xavier Lavry, directeur de l’Alliance française à Manchester et Romain Bardot, professeur, de m’avoir convié à faire deux conférences à l’université de Manchester, en Grande Bretagne, ce 23 mars, l’une sur « les villes du futur » devant le très renommé institut d’urbanisme de cette université, l’autre sur l’« Euroméditerranée » devant les étudiants du département de français. Ce fut l’occasion d’une rencontre avec John David Merry, le maire de Salford, l’une des dix communes qui constituent le « grand Manchester », qui nous a dit sa fierté devant l’évolution de sa ville. Dans le rapport sur « Les villes du futur », que j’ai récemment publié, Pauline Malet présente Manchester comme une « shrinking city », c’est-à-dire, littéralement, une « ville qui rétrécit ».
Manchester a, en effet, perdu une part importante de sa population avec le déclin de son industrie – l’industrie textile tout particulièrement. Cela a suscité des crises et des drames.
Mais aujourd’hui, le « grand Manchester »  et Salford connaissent un important renouveau qui se traduit par l’arrivée massive des industries du futur dont l’impact culturel, social et urbanistique est considérable.
On le sait, la BBC a fait le choix de déplacer un part importante de ses activités et de ses personnels de Londres à Manchester. ITV suit le mouvement. Cela se traduit par une « cité des médias », un quartier neuf, fait de remarquables architectures, le long du canal qui relie Manchester à Liverpool, un quartier desservi par un tramway (bien sûr), proche du stade de Manchester United, un quartier qui, précisément, s’inscrit à la fois en rupture et en continuité avec l’ensemble du tissu urbain.
La visite de « media-city » est impressionnante, en particulier celle des vastes studios parmi les plus modernes d’Europe, proches des rédactions des multiples chaînes de la BBC et d’une université qui a choisi de travailler sur les médias et en lien avec eux, proche également d’entreprises innovantes.
Comment ne pas voir que la nouvelle urbanité pleinement à l’œuvre ici est indissociablement faite d’activités, de travail, de culture et d’habitat.
Comment ne pas voir aussi qu’il a fallu beaucoup d’audace pour « recoudre » dans le grand Manchester des sphères urbaines dissociées les unes des autres. John David Merry a entrepris de transformer une voie rapide en une avenue, où l’on roule à 30km/h. Ce faisant, il a créé une nouvelle urbanité. Ce qui n’a pas été sans les critiques – au début – de la part des défenseurs invétérés des voies rapides en pleine ville. Pensez donc, Monsieur le maire voulait faire « un boulevard à la française ». Un comble !

Jean-Pierre Sueur

   

Fin de vie : une interview et un débat

Lundi, 26 Mars 2012 15:28

Jean-Pierre Sueur a été interviewé par La République du Centre (édition du 24 mars) ) à propos de la fin de vie. Il participe également à un débat à ce sujet sur la Chaîne Parlementaire – Assemblée nationale (LCP-AN) le 26 mars à 18h45 (diffusion en direct sur le site de la chaîne et rediffusion à 20h50 et 0h30) avec Jean-Luc Roméro, président de l'ADMD et Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé.
>> Lire La République du Centre

   

Juliette Gréco sur les ponts de Paris

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 26 Mars 2012 14:55

grecoLe dernier disque de Juliette Gréco (Ca se traverse et c’est beau…) est le plus poétique de ceux qu’elle nous a offerts durant ces dix dernières années. Il rassemble treize chansons – treize poèmes – consacrées aux ponts de Paris. Les chansons sont chantées et les poèmes dits en duo avec Marc Lavoine, Mélody Gardot, Féfé et quelques autres.
Une fois encore, Juliette Gréco fait appel à de vrais écrivains qui écrivent chacun les pages d’une œuvre qui finit par être la sienne. Le nombre de ses auteurs – elle a enregistré plus de 700 textes – est très élevé, ils sont très divers, jouent tous les registres, et pourtant Juliette Gréco donne à cette étonnante diversité une troublante unité. Cette transmutation est sa marque propre.

Au fil des ponts de Paris, on croise donc Marie Nimier :

« Ca nous bouleverse, ça nous renverse, mais moi j’y tiens
Le pont Marie, petite Marie, c’est pour aller
De l’une à l’autre, de l’autre à l’un, pas pour sombrer
Pour se trouver, pour se serrer, pour s’embrasser. »

On croise François Morel :

« Je reste seul et triste
Pourtant parlé par des millions
De Parisiens et de touristes
Je suis le petit pont. »

On croise Amélie Nothomb :

« Pourquoi diable aurait-on inventé la Seine
Si ce n’est pour qu’elle coule sous les ponts
Il manque un pont à Paris, le pont Juliette ».

On croise Philippe Sollers :

« Le pont Royal, le roi des ponts de Paris
Est traversé par des histoires
Plus étranges les unes que les autres. […]
Aujourd’hui, le pont est noyé sous les voitures pendant que la Seine
Impassible, et parfois débordante, suit son cours. Mais arrêtez-vous un instant, et tendez l’oreille : sur le pont Royal, en été, on entend un  très grand passé. »

On croise Jean-Claude Carrère :

« Sur le pont Mirabeau
Guillaume Apollinaire
Revenant de la guerre
A sa tête un bandeau ».

On croise Juliette Gréco elle-même qui – fait rarissime – a écrit une chanson :

« La misère s’endort comme elle le peut sous les ponts
Elle écoute l’eau emporter le temps
L’hiver finira bien par nous offrir le printemps et les filles dévêtues
Sur les quais, gourmandes de soleil.
Peut-être que tout n’est pas perdu. »

Merci, Juliette.

Jean-Pierre Sueur

   

Assassinats de Toulouse : une réaction de Jean-Pierre Sueur

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 19 Mars 2012 16:44

L’assassinat de trois enfants de 3, 6 et 10 ans et d’un adulte au collège-lycée Ozar-Hatorah à Toulouse est un acte odieux, horrible, dont le caractère antisémite ne fait pas de doute.
J’exprime ma profonde émotion et toute ma solidarité en particulier aux communautés juives du Loiret.
A la suite de l’assassinat de trois soldats, ce nouvel acte témoigne de la menace que fait peser, une fois encore, l’intolérance et une folie haineuse et meurtrière.
Nous devons tous nous unir pour honorer la mémoire des victimes, entourer leurs proches, demander que tout soit fait pour retrouver les coupables, pour qu’ils soient mis hors d’état de nuire et condamnés et pour dire « Non à la haine, non à l’antisémitisme, non à la folie meurtrière ».

Jean-Pierre Sueur

   

De retour de La Réunion et de Mayotte

Lundi, 19 Mars 2012 16:35

Jean-Pierre Sueur a conduit durant neuf jours une délégation du Sénat qui s’est rendue à Mayotte et La Réunion et a procédé à de nombreuses rencontres et visites sur place. La délégation comprenait, outre Jean-Pierre Sueur, Christian Cointat, sénateur des Français établis hors de France et Félix Desplans, sénateur de la Martinique. Elle donnera lieu à deux rapports complets qui seront publiés sur le site du Sénat et sur ce site.
Dès aujourd’hui, Jean-Pierre Sueur publie deux textes qu’il a écrits à l’issue de cette mission, l’un sur les aspects dramatiques de la politique d’immigration à Mayotte, l’autre sur la « vie chère » à La Réunion.

Lire :

>> Mayotte : les enfants perdus des Kwassa-Kwassas
>> « Il faut déverrouiller La Réunion »

   

Orléans et le "Grand Paris" : Jean-Pierre Sueur répond à Maurice Leroy

Lors d'une conférence de presse organisée le 9 mars, Jean-Pierre Sueur a répondu aux propositions relatives au "Grand Paris" récemment formulées à Orléans par le ministre de la ville Maurice Leroy.  Jean-Pierre Sueur a redit son opposition à une conception du "Grand Paris" qui transformerait Orléans en "grande banlieue de Paris".

>> Lire l'article d'Anthony Gautier dans La République du Centre du 10 mars 2012

   

Ibni Oumar Mahamat Saleh : Jean-Pierre Sueur et Gaëtan Gorce réagissent vivement à la lettre qu’ils ont reçue du ministre de la justice du Tchad

Lundi, 12 Mars 2012 11:08

Jean-Pierre Sueur et Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, ont vivement réagi à la réception d’une lettre du Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre tchadien de la justice, leur reprochant de demander depuis quatre ans que la vérité soit connue et les coupables sanctionnés suite à la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, ancien étudiant à l’université d’Orléans, docteur en mathématiques, ancien recteur et ministre, principal opposant au Tchad.
Ils ont rendu cette lettre publique le 8 mars, ainsi que celle que les deux sénateurs ont adressée à Alain Juppé, ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, à la suite de la réception de ce courrier.
Lire :
>> La lettre du ministre tchadien de la justice
>> Le courrier à Alain Juppé
>> L’article de Vincent Hugeux sur son blog "L'Afrique en face" de L’Express
>> La dépêche AFP du 9 mars
>> Le rappel au règlement de Gaëtan Gorce
>> Le communiqué de presse de Gaëtan Gorce
   

Jean-Pierre Sueur mène une délégation de la Commission des Lois du Sénat à Mayotte et à La Réunion

Vendredi, 09 Mars 2012 17:28

Jean-Pierre Sueur conduira du 10 au 18 mars une délégation de la Commission des Lois du Sénat à Mayotte puis à La Réunion. Le but de ce déplacement (qui donnera lieu à un rapport circonstancié) est d’étudier les problèmes que connaissent ces deux départements par rapport à la question de la « vie chère » et de l’emploi et d’étudier également sur place les questions liées à la sécurité, à la justice, à l’immigration et à l’ensemble des services publics. Jean-Pierre Sueur et les deux sénateurs qui l’accompagnent visiteront en particulier les prisons et centre de rétention administrative de Mayotte et La Réunion.
   

Protection des données personnelles : Jean-Pierre Sueur intervient au Sénat

Jeudi, 08 Mars 2012 12:12

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat sur le projet de règlement européen relatif à la protection des données à caractère personnel, après avoir reçu, avec la Commission des Lois du Sénat, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission Européenne en charge de ce sujet. Il a beaucoup insisté sur le fait que l’harmonisation devait se faire « par le haut », c’est-à-dire en tenant compte des meilleures protections des personnes plutôt que d’être le « plus petit dénominateur commun » entre les règles propres à chaque Etat.

Il a, en particulier, exprimé son total désaccord avec le projet de règle dite de l’« établissement principal » en vertu duquel ne s’appliqueraient que les seules dispositions législatives et règlementaires du pays où est situé le siège d’un site internet. Ainsi, si le siège principal de Google ou de Facebook en Europe était en Irlande, seules les lois irlandaises seraient applicables pour tout contentieux entre un citoyen français et l’un de ces sites internet. La loi française ne s’appliquerait plus et la CNIL n’aurait plus de pouvoir en la matière.

Jean-Pierre Sueur a fait observer que ce dispositif aboutirait à traiter plus favorablement le responsable du traitement que le citoyen puisque ce dernier devrait s’adresser à une autorité différente de celle dont il serait le plus proche, ce qui ne serait pas le cas pour le responsable du traitement.

En conclusion, Jean-Pierre Sueur a demandé que le futur règlement n’empêche jamais la mise en œuvre dans chaque pays de législations plus protectrices.

>> Lire le texte intégral de l'intervention de Jean-Pierre Sueur