Jean Pierre Sueur - Sénateur du Loiret

Prolongation de l'état d'urgence. "C'est notre devoir de voter ce texte".

Vendredi, 22 Juillet 2016 13:39

 

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, est intervenu lors de l'ultime séance publique de la session extraordinaire du Sénat pour justifier le vote positif du groupe socialiste sur le projet de loi prorogeant l'état d'urgence, qui avait été adopté la veille par 13 voix sur 14 par la commission mixte paritaire regroupant représentants de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

Il a notamment dit : "Nous ne pouvons pas être heureux de voter ce texte, car il est la conséquence de l'horreur du terrorisme à Nice. Mais c'est notre devoir de le voter. Deux points sont, pour nous, essentiels. D'abord, la rigueur, la sévérité et l'efficacité dans la lutte contre le terrorisme. Et, en second lieu, le respect de l'état de droit. Si nous renoncions à l'état de droit, ce serait la victoire des terroristes. Dans les lieux de culte, comme ailleurs, la loi s'appliquera, et ce qui est interdit par la loi sera réprimé. La rétention de sûreté ne figurera pas dans le texte. Il appartiendra aux juges de prendre les décisions qui leur reviennent. Nul ne pourra être détenu sur la base de soupçons, mais suite à une décision du juge sanctionnant des actes punis par la loi. Enfin, mes chers collègues, nous avons recherché et trouvé l'unité sur le texte que nous allons voter. Dans l'épreuve, nous avons choisi au Sénat l'union face aux diatribes et aux polémiques. C'est ensemble que nous devons défendre la laïcité et la République, qui sont notre bien commun".

 

Etat d'urgence : Jean-Pierre Sueur a participé à la Commission mixte paritaire qui a trouvé un accord

Jeudi, 21 Juillet 2016 12:05

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, a participé activement à la Commission mixte paritaire composée de 14 membres (7 députés et 7 sénateurs) qui est parvenue à un accord, dans la soirée de mercredi, sur la rédaction du projet de loi prorogeant l’état d’urgence pour six mois. Le texte final a été adopté par 13 voix pour et une contre.

Jean-Pierre Sueur avait, au préalable, plaidé pour cet accord devant le sénat. Il a considéré que face au drame de Nice, l’union devait l’emporter sur les polémiques politiciennes. Il avait dit aussi que le projet de loi devait donner de nouveaux moyens pour « lutter contre le terrorisme et les horreurs qu’il entraîne », dans le respect de l’état de droit. Il souligne que le texte adopté par la commission mixte paritaire prend pleinement en compte ces deux impératifs.
Il en rendra compte ce jeudi, à partir de 15h, devant le Sénat.

 

Législation funéraire : une nouvelle proposition de loi

Lundi, 18 Juillet 2016 10:01

Jean-Pierre Sueur vient de publier une proposition de loi sur l’identification et la destination des restes humains à la suite d’une catastrophe ou d’un attentat.
>> Lire la proposition de loi

 

Retour sur le débat entre Emmanuel Macron et Jean-Pierre Sueur sur les PPP

Lundi, 18 Juillet 2016 09:46

Martine Orange a publié sur le site Mediapart une analyse approfondie du débat qui a eu lieu entre Emmanuel Macron et Jean-Pierre Sueur sur l’ordonnance sur les marchés publics et, plus particulièrement, sur les marchés globaux, contrats de partenariat et partenariats public privé (PPP).
Lire :
>> L’article de Mediapart
>> L’ensemble du débat au Sénat

 

Publicité et enseignes lumineuses : une réponse de Ségolène Royal

Lundi, 18 Juillet 2016 09:35

Jean-Pierre Sueur était intervenu auprès de Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, à la demande de plusieurs professionnels du Loiret, au sujet de la réglementation en matière de publicité et d’enseignes lumineuses. Elle lui a répondu.
>> Lire la réponse de Ségolène Royal

 

Projet de loi « Égalité et citoyenneté »

Lundi, 18 Juillet 2016 09:17

Jean-Pierre Sueur a été élu vice-président de la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner le projet de loi « Égalité et citoyenneté ».
Lire :
>> Le projet de loi initial
>> Le texte adopté par l’Assemblée nationale

 

Un article du Canard Enchaîné sur la lettre de Jean-Pierre Sueur au président d’ENEDIS (ex ERDF)

Lundi, 18 Juillet 2016 09:09

Le Canard Enchaîné a publié dans son dernier numéro un article sur la réponse faite par Jean-Pierre Sueur à une lettre du président d’ENEDIS (ex ERDF) vantant le changement de « sigle » de cette entreprise.
Lire :
>> L’article du Canard Enchaîné
>> La lettre de Jean-Pierre Sueur au président d’ENEDIS

 

Attentat de Nice : restons unis face au terrorisme !

Écrit par Jean-Pierre Sueur Vendredi, 15 Juillet 2016 11:24

Encore l'horreur ! À Nice, lors de la fête du 14 Juillet, fête de la République, fête de la liberté, de l'égalité, de la fraternité ! L'assassin, et ses éventuels complices, ont choisi la cible et le symbole. Ce sont nos valeurs, nos idéaux, c'est tout ce qui nous rassemble, qu'il voulait, qu'ils veulent, atteindre, en tuant nos compatriotes, nos compatriotes auxquels je pense très fort, ainsi qu'à leurs familles, à leurs proches, et à tous les Niçois, aujourd'hui en deuil comme tous les Français et tous ceux qui sont, avec nous, épris de liberté. C'est la barbarie qui a frappé. Le mot d'ordre avait, en effet, été lancé par des barbares de frapper des Français, quels qu'ils soient, et où qu'ils soient. Face à cela, il faut, bien sûr, prolonger l'État d'urgence. Il faut mobiliser les réservistes, car je sais combien les militaires - hommes et femmes - engagés dans l'opération « Sentinelle » ont donné, beaucoup donné - et ils doivent être relayés. Il faut accroître partout la vigilance. La police, la gendarmerie et les services de renseignement doivent disposer de tous les moyens nécessaires. Des commissions parlementaires - je fus le rapporteur de l'une d'entre elles - ont fait des analyses approfondies et des propositions précises, qui ont déjà - pour une part non négligeable - été prises en compte par les ministres de l'Intérieur et de la Défense. Rien ne doit être négligé. Tout doit être fait. C'est l'état d'esprit du chef de l'État, François Hollande. Nous devons le soutenir, pour faire front, au delà des divergences de toutes sortes. J'écris cela car je vois bien que la tentation des polémiques politiciennes revient. Je ne confonds d'ailleurs pas ces propos politiciens avec les légitimes débats sur les méthodes et les techniques de la lutte anti-terroriste. Mais l'unité est une impérieuse nécessité. Car de même que nous étions tous unis, dans nos 36 000 communes, pour fêter le 14 Juillet, nous devons rester unis pour défendre nos valeurs, pour défendre tout simplement l'humanité face à la barbarie. La menace est lourde. L'épreuve est dure. Mais la France restera debout. Et la République l'emportera face à ceux qui la haïssent.

Jean-Pierre Sueur

 

Jean-Pierre Sueur et Évelyne Yonnet déposent une proposition de loi pour lutter contre les « marchands de sommeil »

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Mardi, 12 Juillet 2016 11:39

Évelyne Yonnet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, et Jean-Pierre Sueur ont déposé conjointement une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les « marchands de sommeil » et l’habitat indigne.
Cette proposition de loi institue, dans les départements présentant une importante proportion d’habitat dégradé, un sous-préfet dédié à la lutte contre l’habitat insalubre. Elle donne aux associations dont l’objet est la lutte contre l’habitat indigne la possibilité d’exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les infractions relatives à l’hébergement incompatible avec la dignité humaine. Elle élève le montant de l’amende encourue, pour le délit de divulgation de l’identité d’un témoin, afin d le préserver contre les risques de représailles. Elle permet d’appliquer, aux personnes physiques et morales condamnées pour avoir soumis des personnes à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine, la peine de confiscation de tout ou partie de leurs biens. Elle prévoit enfin la création d’un fonds d’intervention contre l’habitat indigne.
Cette proposition de loi s’inscrit dans la continuité de l’action de Claude Dilain, ancien sénateur-maire de Clichy-sous-Bois, qu’Évelyne Yonnet a remplacé à la suite de son décès, et de celle de Jacques Salvator, ancien maire d’Aubervilliers, également disparu, avec qui Évelyne Yonnet a aussi beaucoup œuvré dans cette commune contre l’habitat indigne.
>> La proposition de loi

 

Le numéro 27 de La Lettre de Jean-Pierre Sueur


Unelettre27Le numéro 27 de La Lettre de Jean-Pierre Sueur est paru.
Ce document qui paraît tous les six mois rend compte de l'ensemble de l'activité de Jean-Pierre Sueur en sa qualité de sénateur du Loiret. Il compte cent pages et il est téléchargeable intégralement.
Il présente :
- l'essentiel de ses interventions en séance publique au Sénat de décembre 2015 à juin 2016 ;
- les rapports et propositions de loi dont il est l'auteur ;
- les questions qu'il a posées au gouvernement et les réponses éventuelles ;
- une sélection de ses interventions pour le Loiret et sur des sujets d'intérêt général ;
- une revue de presse.

>> Lire l'éditorial
>> Télécharger ce numéro de La Lettre
>> Voir les numéros précédents

 

Partenariats public-privé : un débat entre Emmanuel Macron et Jean-Pierre Sueur

Lundi, 11 Juillet 2016 11:44

Un article du projet de loi dit « Sapin 2 » a pour objet de rectifier une ordonnance sur les marchés publics préparée par le ministre de l’économie, Emmanuel Macron.
Depuis plus de dix ans, Jean-Pierre Sueur se bat contre la généralisation des « contrats de partenariat public-privé » (PPP). Il considère que cet « outil » peut être utile mais qu’il constitue une « dérogation aux règles de la concurrence dans l’accès à la commande publique » qui ne saurait être généralisée.
C’est ainsi qu’il a saisi, avec d’autres sénateurs, en 2002, le Conseil Constitutionnel qui a considéré que le recours aux PPP devait être justifié par des considérations tenant à « l’urgence » ou à la « complexité ».
Mais depuis, plusieurs textes de loi ont facilité le recours aux PPP. Or, le développement de cette formule peut mettre en difficulté, à moyen et long termes, les collectivités locales. C’est pourquoi Jean-Pierre Sueur et Hugues Portelli ont publié au Sénat en 2014 un rapport intitulé « Les contrats de partenariat, des bombes à retardement ? ».
Jean-Pierre Sueur a considéré que l’ordonnance présentée par Emmanuel Macron ne comportait pas les garanties nécessaires et que, si elle n’était pas modifiée, elle serait préjudiciable aux artisans du bâtiment, aux PME et TPE, aux entreprises de second œuvre et aux architectes. Au total, il a déposé une vingtaine d’amendements à ce sujet et est intervenu à cinquante-deux reprises le mercredi 6 juillet pour les défendre. Il a aussi défendu des amendements de la commission des lois qui allaient dans le même sens et reprenaient, en particulier, des propositions du rapport Sueur-Portelli.

Lire :
>> L’ensemble du débat sur l’article 16 bis
>> Toutes les interventions de Jean-Pierre Sueur
>> Les amendements présentés par Jean-Pierre Sueur
>> Le message de la CAPEB à Jean-Pierre Sueur à la suite du débat
>> Le rapport Sueur/Portelli : « Les contrats de partenariat : des bombes à retardement ? »

 

« Robert Badinter, l’éloquence incarnée » : un texte de Jean-Pierre Sueur

Lundi, 11 Juillet 2016 10:30

melanges-en-l-honneur-de-robert-badinter-9782247152162 1Jean-Pierre Sueur a participé à un ouvrage collectif qui a été publié aux éditions Dalloz et a été offert récemment à Robert Badinter. Cet ouvrage, rédigé par des juristes et des personnes qui ont travaillé avec Robert Badinter s’intitule : L’exigence de justice.
On lira ci-dessous le texte de Jean-Pierre Sueur : « Robert Badinter, l’éloquence incarnée » dans lequel il décrit les ressorts de l’art oratoire de Robert Badinter.
>> Lire l’article
>> Voir la table des matières

 

Michel Rocard

Lundi, 11 Juillet 2016 09:26

Jean-Pierre Sueur a participé à un débat sur Michel Rocard sur Public Sénat le lundi 4 juillet.
>> (Re)voir le débat (à 1 heure et 36 minutes)
Il a aussi été interviewé par France Info le jour des obsèques de l’ancien Premier ministre
>> (Ré)écouter

Lire aussi :
 

Lutte contre les marchands de sommeil

Lundi, 11 Juillet 2016 09:07

Lors d’une conférence de presse, le 7 juillet, Evelyne Yonnet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, et Jean-Pierre Sueur ont présenté la proposition de loi qu’ils ont élaborée sur la lutte contre les « marchands de sommeil ».
Lire :
>> La proposition de loi
>> L’article d’Alban de Montigny sur le site de La Croix

 

Assurances

Lundi, 11 Juillet 2016 08:50

Jean-Pierre Sueur a présenté en séance publique au Sénat le 7 juillet un amendement relatif aux contrats obsèques. Cet amendement a été adopté.
Lire :
>> L’amendement
>> L’intervention en séance publique

 

Mode d’élection de l’assemblée départementale de Mayotte

Lundi, 04 Juillet 2016 11:16

Jean-Pierre Sueur a présenté en séance publique au Sénat son rapport sur le mode d’élection de l’assemblée départementale de Mayotte.
>> Lire le compte-rendu intégral de son intervention
Malheureusement, la majorité de droite du Sénat a voté contre cette avancée démocratique – qui était demandée unanimement dans une motion par les membres du Conseil départemental de Mayotte – pour des raisons peu compréhensibles…
>> Lire le texte intégral du rapport de Jean-Pierre Sueur

 

Communes associées en Polynésie française

Lundi, 04 Juillet 2016 11:05

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat sur la proposition de loi relative aux communes associées en Polynésie française.
>> Lire le compte-rendu intégral de son intervention

 

« République numérique »

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 04 Juillet 2016 10:07

Je me réjouis de l’accord auquel nous sommes arrivés entre députés et sénateurs lors de la commission mixte paritaire à laquelle je participais, sur le projet de loi relatif à la « République numérique » présenté par Axelle Lemaire. Ce texte donne un cadre législatif précis qui s’appliquera à l’ensemble du domaine du numérique. Avec ce texte, Internet n’est pas un espace de non-droit et, en même temps, les spécificités d’Internet et du numérique sont prises en compte.

JPS
 

Michel Rocard ou la noblesse de la politique

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Dimanche, 03 Juillet 2016 17:08

La première leçon que nous a donnée Michel Rocard au terme de tant d’années d’engagement politique, c’est que la politique peut être noble. Il n’est pas inutile de rappeler cela dans les temps que nous vivons.
Oui, la politique peut être noble. Michel Rocard s’est engagé dans le mouvement socialiste en 1949. Il y est toujours resté fidèle. Ce fut une constante fidélité à des valeurs fortes : justice, solidarité, droits de l’Homme, droits des peuples.
Cette fidélité aux valeurs le conduisit à des ruptures. Qu’importait pour lui les places ou les postes dans son parti même, dès lors que les valeurs étaient en jeu.
C’est ainsi qu’il rompit avec la SFIO pour créer avec d’autres – dont Pierre Mendès France, Alain Savary et Édouard Depreux – le PSA puis le PSU. Il refusait, de toutes ses forces, la politique algérienne qui était alors menée, il condamnait la torture, il militait pour l’indépendance de l’Algérie, la décolonisation et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il y eut ensuite le « colloque de Grenoble » sur le thème « Décoloniser la province », au cours duquel Michel Rocard fit un discours prémonitoire sur la décentralisation.
Le chemin était tracé. Michel Rocard s’investirait pour rénover la pensée de la gauche et des socialistes. Sa ligne de conduite tenait en deux mots : parler vrai. Il voulait que l’on prenne en compte les réalités du marché, de l’entreprise et de l’économie. Non pas pour s’y soumettre – ce qui est le choix des libéraux – mais pour réconcilier l’économie et le social, montrer qu’il est possible de construire une société plus juste et solidaire dans une économie ouverte.
Entre Guesde et Jaurès, il avait choisi Jaurès. Il était aussi l’héritier de Léon Blum. Il pensait que le mouvement socialiste français avait péché par étatisme aigu. Il croyait en la nécessité d’un État fort. Mais il voulait que l’État se concentrât sur ses missions.
Je me souviens, lorsqu’il fut question de nationalisations, l’avoir entendu plaider pour qu’elles se limitent à 51 % du capital dans certains secteurs stratégiques. Il trouvait absurde que, par idéologie, l’État devînt propriétaire de multiples filiales et même d’une usine « fabriquant des cafetières ». Il ne revenait pas à l’État de fabriquer des cafetières, ni d’ailleurs nombre d’autres choses.
S’il croyait en la nécessité du marché, il assurait que celui-ci était « myope ».
D’où l’importance de la puissance publique qui n’était pour lui nullement antagoniste de la liberté d’entreprendre, de créer, d’innover. Tout au contraire.
Social démocrate affirmé, il avait été profondément marqué par le modèle scandinave et par la personnalité d’Olof Palme, qui était l’un de ses nombreux amis.
Michel Rocard défendait le réalisme économique au service de la justice sociale. Si son projet n’avait pas été suffisamment pris en compte en 1981, il le fut dès 1983 sous son impulsion et celle de Jacques Delors et de Pierre Mauroy. Depuis, beaucoup de politiques se sont réclamés de lui, parfois à tort. En effet, si Michel Rocard défendait le réalisme économique, il le faisait toujours au service des valeurs qui étaient, pour lui, premières.
Il fut beaucoup « utilisé ». Ainsi, combien de fois a-t-on répété sa phrase selon laquelle « La France ne pouvait accueillir toute la misère du monde », en oubliant constamment la seconde partie de la phrase par laquelle il disait que la France devait faire le maximum et prendre toute sa part à l’accueil des êtres humains amenés à fuir de chez eux. C’est le cas des réfugiés qui, aujourd’hui, frappent à la porte de l’Europe.
Michel Rocard fut un grand réformateur. Ministre d’État chargé du Plan, il inventa les « contrats de plan », seule forme de planification efficace dans notre pays, car la logique contractuelle associant État et région permet – comme on le voit encore aujourd’hui – une planification efficace, réaliste et suivie d’effet, parce que librement négociée.
Il fut un grand ministre de l’agriculture. Je me souviens qu’il fit notamment voter à l’unanimité par le Parlement une loi sur l’enseignement agricole public et une loi sur l’enseignement agricole privé. Toutes deux, fruits d’une concertation avec les responsables concernés, sont toujours en vigueur.
Premier ministre, Michel Rocard fit voter le RMI qui, pour lui, devait favoriser l’insertion – c’était le mot important – des demandeurs d’emploi. Il se retrouva bien seul pour faire adopter la CSG qui est pourtant l’impôt le plus juste qui soit pour financer la Sécurité Sociale puisqu’il repose sur l’ensemble des revenus, à de rares exceptions près. Il parvint à établir la paix en Nouvelle Calédonie, au terme d’un dialogue très approfondi avec toutes les parties prenantes.
Il faudrait bien des pages pour retracer son action de maire, de député, de sénateur, de parlementaire européen, pour faire la liste de la trentaine d’ouvrages et des centaines d’articles qu’il nous laisse.
Il en faudrait encore d’autres pour évoquer ses conceptions sur l’avenir de la planète qui l’ont conduit à s’investir fortement pour l’Arctique et l’Antarctique. Il avait pris très au sérieux cette mission comme toutes les autres, multipliant les déplacements, rapports et adresses à tous les pouvoirs publics de la planète.
Il en faudrait davantage encore pour exposer sa foi en l’Europe. La construction européenne fut pour lui un engagement de chaque jour. Il trouvait le parti socialiste français trop hexagonal, et avait noué depuis sa jeunesse des liens avec les dirigeants sociaux-démocrates et socialistes des différents pays d’Europe.
Ses relations avec François Mitterrand furent complexes. Ils n’avaient pas la même culture. Ils n’avaient pas le même rapport à la politique. L’Histoire retiendra toutefois que durant trois ans, au moins, ils auront coopéré étroitement au service de notre pays, l’un comme président de la République, l’autre comme Premier ministre.
On me permettra quelques lignes plus personnelles. L’une de mes premières rencontres avec Michel Rocard eut lieu lorsqu’il reçut en 1968, rue Mademoiselle, une délégation de la section du PSU des étudiants des Écoles Normales Supérieures dont je faisais partie. Il nous reçut avec un grand sens de l’écoute et, je dois le dire, beaucoup de patience. Je l’ai vu pour la dernière fois il y a quelques semaines à l’Élysée, lorsque François Hollande lui remit les insignes de Grand Croix de la Légion d’Honneur. Il me remercia pour un texte que j’avais écrit sur son dernier livre – qui est l’un de ses meilleurs livres – intitulé : Suicide de l’Occident, suicide de l’humanité ?.
Entre temps, combien de rencontres, de réunions de travail, de réflexions partagées.
Michel Rocard aimait le Loiret. Il y avait des amis fidèles, et particulièrement Michel de la Fournière, ancien président de l’UNEF, avec qui il s’était beaucoup battu pour la cause algérienne et avec qui il a beaucoup travaillé au PSU puis au Parti socialiste.
Chaque année, en septembre, un séminaire rassemblait à Orléans la Source les responsables du PSU.
C’est à Orléans qu’eut lieu le congrès du PSU au cours duquel la majorité de ce parti décida de rejoindre le nouveau Parti socialiste lors des « assises du socialisme » de 1974.
Ensuite, Michel Rocard revint souvent dans le Loiret, en de multiples occasions.
Je l’avais invité à présider les fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans alors qu’il était Premier ministre. Il fit face à quelques perturbateurs de l’extrême droite. Il était outré que la figure de Jeanne d’Arc pût être récupérée par des personnes dont les valeurs étaient aux antipodes de celles de notre héroïne.
Sa dernière venue fut il y a cinq ans à Beaugency. Je me souviens que Michel Rocard y fit, trois heures durant, un exposé magistral sur l’état de la planète, traitant successivement de la crise politique, de la crise économique et de la crise écologique.
C’était dense. Et cette conférence, comme tant d’autres – comme tous ses livres – témoignait de sa volonté de réfléchir, comprendre, analyser le monde tel qu’il se transforme : ce fut toujours, chez lui, un effort de réflexion au service de l’action.
Un dernier mot. Homme de conviction, Michel Rocard n’était nullement sectaire. Il était ouvert à la pensée des autres. Il savait créer des liens.
Il avait le sens de l’écoute : lors des réunions, il noircissait des pages. Il écoutait chacun et s’efforçait de tirer le meilleur de ce que chaque intervenant exprimait.
Je me suis toujours défini comme « rocardien ». Aujourd’hui, je le suis plus que jamais.
Oui, Michel Rocard a constamment montré que l’action politique pouvait être noble. Ce n’est pas le moindre de ses mérites. Et c’est pourquoi son souvenir vivant restera en nos cœurs.

Jean-Pierre Sueur

Dans les médias :
>> France 3 Centre-Val de Loire : texte et images
 

Maternité de Pithiviers : déception et amertume

Mardi, 28 Juin 2016 16:33

 

C'est avec beaucoup de déception et d'amertume que j'ai pris connaissance, ce jour, à 14h, de la lettre de la directrice générale de l'Agence régionale de santé (que je joins à ce communiqué).
Le texte même de cette lettre montre que si tous les efforts possibles avaient été faits par tous, cette maternité aurait pu être sauvée dans le respect de la réglementation et des conditions de sécurité requises, à juste titre.
Il a suffi dans cette lettre de 15 lignes pour liquider tous les efforts accomplis pour permettre la permanence des soins dans les trois disciplines concernées. J'invite chacun à lire précisément ces 15 lignes. Leur lettre même vient justifier ce que je viens d'écrire.
Le président de la Commission médicale d'établissement, et ses confrères qui le souhaiteront, pourront - avec leur compétence propre - apporter à cet égard toutes les réponses et explications médicales et techniques appropriées.
Je regrette que certaines instances se soient cantonnées dans un rôle, certes utile, de "contrôleur" alors que l'on aurait souhaité qu'elles s'emploient à tout faire pour aider au recrutement des praticiens nécessaires et à remplir les conditions qu'elles édictent.
J'ai été profondément touché et marqué par la si forte solidarité qui a uni, et unit, personnels, médecins, élus et habitants puissamment attachés à leur territoire et à ses services publics.

> La lettre de l'ARS

 

Valérie Corre et Jean-Pierre Sueur interviennent auprès du Premier ministre au sujet de la situation des agriculteurs du Loiret

Mardi, 28 Juin 2016 13:50


Après avoir rencontré Cédric Benoist, président de la FDSEA du Loiret et Thierry Rondeau, secrétaire général, Valérie Corre, députée du Loiret et Jean-Pierre Sueur sont intervenus auprès de Manuel Valls, Premier ministre, au sujet de la situation très difficile de nombreux agriculteurs du Loiret qui, à la suite des catastrophes climatiques, voient leurs récoltes significativement réduites, ce qui engendre pour eux de lourdes difficultés économiques.

Ils ont demandé que ces agriculteurs puissent bénéficier du Fonds d’Allègement des Charges (FAC) et d’un report des annuités de leur dette, ce qui se traduirait par une « année blanche ».
Ils ont demandé un report corrélatif du financement des amortissements.
Ils ont enfin demandé que les zones touchées du Loiret puissent bénéficier des dispositions qui s’appliquent aux « zones intermédiaires », permettant d’étendre et de diversifier les types de culture.
Ils sont également intervenus dans le même sens auprès de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture et de Nacer Meddah, préfet du Loiret.

Lire les couriers à :
   

Brexit : après le choc, le nécessaire sursaut

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 27 Juin 2016 14:27

Ce fut un vrai choc que l’annonce du « brexit » ce vendredi 24 juin au matin.
Européen de toujours, je me suis senti amputé.
L’Europe, c’est la grande cause de nos générations.
Et c’est une épreuve que de voir ce projet brisé, fût-ce en un seul pays – mais ce n’est pas n’importe quel pays !
Nous avons longtemps parlé d’élargissement.
Il nous faut maintenant faire face au rétrécissement.
Je déplore que le vote de ceux qui ont majoritairement voulu la rupture au Royaume-Uni ait été trop souvent un vote contre les étrangers et les réfugiés, davantage qu’un vote contre l’Europe – au terme d’une campagne en ce sens orchestrée, jour après jour, par une presse dite populaire qui n’a reculé devant aucun argument xénophobe.
Je sais que ce populisme et cette xénophobie menacent l’Europe entière.
Il faut y faire face.
Kipling nous a appris qu’il fallait, après les épreuves, les échecs, les défaites et les chocs, repartir, rebâtir, sans perdre un jour, une heure, un instant à d’inutiles lamentations.
Alors, rebâtissons une Europe qui soit moins technocratique, moins occupée et préoccupée des détails, mais qui soit centrée sur l’essentiel : la paix, l’emploi, l’investissement, les grandes infrastructures, la réponse aux défis de la planète, l’accueil maîtrisé et partagé des réfugiés, sans oublier l’université, la recherche, la science – en bref, tout ce qui prépare l’avenir.
Il y a un signe d’espoir : la très grande majorité des jeunes du Royaume-Uni ont voté pour l’Europe.
Ce n’est pas étonnant. Ils savent sans doute mieux que les plus âgés où sont les clés du futur.
Rien n’est jamais perdu. Toute épreuve appelle un sursaut.

Jean-Pierre Sueur

   

Justice du 21e siècle

Lundi, 27 Juin 2016 12:46

Jean-Pierre Sueur a participé à un débat sur le projet de loi sur la « Justice du 21e siècle » sur Public Sénat. Virginie Duval, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM), Yves Détraigne, sénateur, et Jean-Pierre Berthet participaient également à ce débat animé par Delphine Girard.
>> (Re)voir le débat

Jean-Pierre Sueur a participé le 22 juin aux commissions mixtes paritaires sur le projet de loi organique sur l’indépendance et l’impartialité des magistrats, qui a abouti à un accord, et sur le projet de loi « Justice du 21e siècle », qui n’a pas abouti à un accord.

   

Mode d’élection de l’assemblée du département de Mayotte

Lundi, 27 Juin 2016 12:31

Jean-Pierre Sueur a présenté un rapport sur la proposition de loi de Thani Mohamed Soilihi visant à modifier le mode de scrutin pour les élections départementales à Mayotte.
>> Lire le rapport

   

Radio : « La - dernière - fois, je vous le chanterai »

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 27 Juin 2016 12:16

Quelques mots sur les émissions de radio qui m’accompagnent dans mes pérégrinations sur les routes du Loiret entre inaugurations et manifestations de toutes sortes le samedi matin…
Il y a d’abord, sur Europe 1, de 10 h à 11 h, « Médiapolis », animée par Olivier Duhamel et, désormais, Natacha Polony. C’est, pour moi, l’une des meilleures émissions politiques que l’on peut trouver dans notre « paysage audiovisuel ». En effet, cette émission porte un regard critique – bien nécessaire ! – sur la politique et les politiques, mais aussi – ce qui est plus rare – sur les médias et sur la manière dont les médias traitent de la politique. C’est passionnant.
L’autre émission qui m’est chère a été diffusée pour la dernière fois sur France Inter ce samedi 25 juin. Elle existait depuis seize ans et s’appelait, puisqu’il faut en parler à l’imparfait, « La prochaine fois, je vous le chanterai ». J’aimais beaucoup ce rendez-vous avec la chanson française que nous proposait, chaque samedi entre 12 h et 13 h, Philippe Meyer. On peut aimer ou non Philippe Meyer. J’ai aimé son émission, d’abord, parce qu’elle était construite sur un rituel qui, invariablement, nous conduisait à la « chanson-on », au « son moelleux de l’orchestre de contrebasses » introduisant la séquence « À deux c’est mieux » suivie de la surprenante « tocade ». On peut récuser les rituels. Mais, en l’espèce, il y avait là une succession de petites musiques et de belles paroles que nous aimions entendre et retrouver. Les rites aident à vivre.
Mais surtout, durant seize ans, cette émission a été mille fois l’occasion de découvrir la chanson française, indissociable, bien sûr, de la poésie. Textes et mélodies inconnus, méconnus, découverts, retrouvés… Je ne sais qui a dit que la chanson était un art mineur. Il a eu tort de le dire. Comme les rites, les chansons aident à vivre. Trenet, qui savait user de l’indicatif, a écrit que « longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues. »
Puissent ceux à qui le « créneau » du samedi, de 12 h à 13 h, sera confié en septembre, faire aussi bien au service de la culture.
Jean-Pierre Sueur

   

Edgard Pisani

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 27 Juin 2016 11:28

pisani 10Edgard Pisani était venu nous soutenir, mes amis et moi, à Orléans. Il avait un fort caractère, un grand talent, une capacité de travail illimitée et de solides convictions. Résistant, il fut un gaulliste de la première heure. Il fut un grand ministre de l’agriculture et qui voyait loin – comme en témoigne son livre intitulé Utopie foncière. Envoyé en Nouvelle-Calédonie, il fit face à une situation difficile en posant les bases d’un accord qui apparaissait alors impossible. Ami de Michel Rocard, il devint, pour reprendre le titre d’un autre de ses livres, « socialiste de raison. » Il aura marqué ses interlocuteurs par son indépendance d’esprit. Les nombreux livres qu’il nous laisse sont actuels : ils aideront, en ces temps troublés, à repenser la politique en revenant à l’essentiel.

JPS

   

Maternité de Pithiviers : Marisol Touraine a reçu Marianne Dubois et Jean-Pierre Sueur

Jeudi, 23 Juin 2016 16:40

Marianne Dubois, députée du Loiret, et Jean-Pierre Sueur ont été reçus le jeudi 23 juin au ministère de la Santé par Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, en présence d'Anne Bouygard, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) du Centre-Val de Loire, d'Étienne Champion, directeur de cabinet, et de Philippe Desforges, conseiller, au sujet de la maternité de Pithiviers. Ils avaient beaucoup insisté pour obtenir ce rendez-vous compte tenu du grand attachement des habitants, des élus, des médecins et des personnels à la maternité de Pithiviers.
Ils ont fait part à Marisol Touraine des informations en leur possession qui permettaient d’assurer la permanence des soins dans les trois domaines de l’obstétrique, de l’anesthésie et de la pédiatrie. Ces informations concernent à la fois les praticiens en poste, ceux qui ont déposé leur candidature et ceux qui ont proposé une extension de leur activité.
Ils ont également évoqué la piste d’une coopération entre la maternité de Pithiviers et d’autres établissements hospitaliers en demandant que cela soit examiné sans délai.
Marisol Touraine s’est engagée à ce que les propositions de Jean-Pierre Sueur et Marianne Dubois donnent lieu à une nouvelle expertise avant toute prise de décision.

Cette entrevue avait été précédée par une lettre qu’ils avaient envoyée à la ministre et qui avait été cosignée par de nombreux élus du Loiret.
>> Lire la lettre

Dans la presse
>> La République du Centre du 24 juin
>> La République du Centre du 25 juin
>> Apostrophe 45
>> Mag Centre

   

Centre pénitentiaire de Saran : les réponses de Jean-Jacques Urvoas

Mardi, 21 Juin 2016 11:28

Jean Pierre Sueur avait écrit à Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, garde des Sceaux, dès le 2 juin, pour lui demander de procéder à une enquête sur les études préalables à la construction du centre pénitentiaire de Saran ainsi que pour lui demander quelles dispositions il comptait prendre suite à la situation ainsi créée. Il avait repris ces interrogations dans une question d’actualité au Premier ministre.
Jean-Jacques Urvoas vient de lui répondre par une lettre dans laquelle il écrit notamment :
« S’agissant des études préalables menées en 2009 pour le choix du site, il n’y avait aucune alerte sur l’inondabilité du terrain. L’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) a réalisé toutes les études requises pour la réalisation du projet et strictement suivi les prescriptions de l’Etat.
En particulier, le dossier « loi sur l’eau » relatif au projet de construction a été déclaré auprès du préfet du Loiret et de la direction départementale des territoires du Loiret. Il détaillait les ouvrages de gestion des eaux pluviales prévus et les hypothèses retenues pour leur dimensionnement. Son instruction n’a pas appelé de préconisation supplémentaire et de la part des services de l’Etat.
Toutefois, à la lumière des observations sur site en phase chantier, des hypothèses plus contraignantes ont été prises en compte pour dimensionner les ouvrages à réaliser pour la gestion des eaux pluviales. Le fossé périmétrique servant d’ouvrage de stockage des eaux de pluie a été ainsi redimensionné pour passer de 3 370 m3 à 6 500 m3. Ce bassin permet de stocker le volume précipité lors de deux pluies décennales ou une pluie centennale, soit 66 mm de précipitations cumulées.
Le 28, 29, 30 et 31 mai derniers, Météo France a relevé pour la station d’Orléans un niveau de précipitations qui s’élevait respectivement à 19,4 mm, 26,7 mm, 63,4 mm et 17,3 mm. Compte tenu de la continuité et de l’intensité de ces précipitations, ce bassin n’a pas pu se vider, ce qui a conduit à son débordement. Le fossé périmétrique était dès lors incapable de capter les précipitations qui s’accumulaient sur le site, du fait de la quasi-imperméabilité des sols.
J’ai demandé au bureau de l’immobilier de l’administration pénitentiaire de mener des études relatives à la remise en état du site et la prévention de nouvelles dégradations et la directrice de l’administration pénitentiaire s’est rendue sur place afin de prendre la mesure des dégâts.
Des mesures sont déjà prises ou anticipées pour la réfection des dégâts et vous pouvez compter sur ma pleine mobilisation pour que soient assurées la sûreté pénitentiaire, la sécurité des personnes et la pérennité des bâtiments du centre pénitentiaire d’Orléans-Saran. »

Lire
 
Dans la presse
   

Le fanatisme meurtrier

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Lundi, 20 Juin 2016 12:22

Nous étions réunis comme chaque année ce dimanche 19 juin à Orléans pour commémorer la mort de Jean Zay, assassiné par des fanatiques.
Et les mots me sont venus spontanément à la bouche.
En cette semaine qui s’est achevée hier, le fanatisme a encore terriblement frappé. Il a poursuivi son œuvre de mort.
Aux États-Unis, à Orlando, des êtres humains ont été assassinés parce que des fanatiques ne supportaient pas qu’ils soient homosexuels.
En France, à Magnanville, deux policiers, un homme et une femme, ont été assassinés par d’autres fanatiques animés par des diktats monstrueux et inhumains, renvoyant à la barbarie. Et alors qu’on aurait pu penser qu’il y aurait le lendemain même de cette tragédie, décence, silence et recueillement, des casseurs sont venus blesser plusieurs dizaines de policiers, comme s’il fallait que le nihilisme s’ajoute à la barbarie.
En Grande-Bretagne, une femme, Joe Cox, députée lumineuse autant que généreuse, a été pareillement assassinée par d’autres fanatiques.
Quand cela s’arrêtera-t-il ?
J’espère, comme chacune et chacun, que le respect de l’humanité et de chaque être humain, l’altruisme, la tolérance, ou, tout simplement, la civilisation, l’emporteront.
Mais nous savons que c’est un combat qu’il faudra toujours gagner.
Dans mes interventions dans les médias mentionnés ci-dessous, j’ai plusieurs fois cité Albert Camus.
Dans son livre, La Peste, il décrit tout ce que les hommes ont fait pour venir à bout de ce mal. Ils ont été héroïques. Mais lui sait qu’un jour – hélas – «  la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »
Le mal est là. Il peut revenir. Il n’y a pas de « victoire définitive. »
Mais il faut, impérieusement, que, « malgré leurs déchirements personnels », tous ceux qui refusent ce mal s’efforcent inlassablement d’être des « médecins ».
Ainsi faut-il, à l’école, dans la cité, en utilisant toutes les ressources de l’État de droit, tous les ressorts de la raison, de la volonté et toute la force des convictions de ceux qui aiment l’humanité, œuvrer chaque jour contre le fanatisme.

Jean-Pierre Sueur

   

Attentats : les réactions de Jean-Pierre Sueur dans les médias

Lundi, 20 Juin 2016 10:42

Jean-Pierre Sueur est intervenu dans plusieurs médias sur l’actualité dramatique de la semaine dernière.
>> Public Sénat : dans l’émission de Sonia Mabrouk, « On va plus loin » le 14 juin à 22 h 30
>> LCI : le 14 juin
>> RMC : au sujet de la déchéance de nationalité, le 14 juin

   

À propos d’Airbnb

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 20 Juin 2016 10:13

L’« économie collaborative » a évidemment des côtés positifs. Le monde change. Il change vite. Et il est absurde de considérer, comme le font certains, que toutes les modifications sont des catastrophes.
On trouvera ci-dessous le lien vers une remarquable émission de Sylvain Tronchet diffusée le vendredi 17 juin sur France Inter dans « Secrets d’infos » (de 19 h 20 à 20 h). Cette émission (à laquelle j’ai participé) est consacrée à Airbnb et à ses effets considérables en moins de deux ans dans le marché de l’immobilier parisien (et de nombreuses villes de monde).
Comme toujours, se pose, à propos des nouvelles possibilités créées sur Internet, la question de la régulation et du rapport à la loi.
J’ai toujours pensé – et défendu – qu’Internet ne pouvait pas être un espace de non-droit.
C’est pourquoi j’ai été cosignataire des six amendements au projet de loi sur le numérique dont on trouvera les liens ci-dessous.


JPS


>> (Ré)écouter l’émission de Sylvain Tronchet
>> Lire les six amendements au projet de loi numérique signés par Jean-Pierre Sueur

   

« Politique de la ville » : une préface de Jean-Pierre Sueur

Lundi, 20 Juin 2016 10:04

politqiue-de-la-villleNous publions ci-dessous la préface écrite par Jean-Pierre Sueur au livre qui vient de paraître : Politique de la ville : idéologies, acteurs et territoires.
Ce livre, préparé par Grégory Brusquet, Florent Hérouard et Émilie Saint-Macary, rassemble les contributions de dix-huit spécialistes sur ce sujet.
>> Lire la préface

   

En réponse à Jean Pierre Sueur, Ségolène Royal décide de deux enquêtes sur l’inondation de l’A10 et les conditions d’accès à cette autoroute le 31 mai dernier

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Jeudi, 16 Juin 2016 15:58

Jean Pierre Sueur est intervenu auprès de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, au sujet des évènements qui ont entraîné l’accumulation de plusieurs centaines de véhicules sur une portion inondée de l’autoroute A 10, sur les conditions dans lesquelles ces véhicules avaient accédé à cette autoroute alors que ces inondations pouvaient être prévues et pour lui demander que toutes les conséquences de cet état de choses soient tirées afin d’éviter la reproduction d’une telle situation.

Ségolène Royal lui a répondu qu’elle partageait ses préoccupations et questions face à cette situation exceptionnelle. Elle lui a annoncé, en premier lieu, qu’une « instruction technique » sera menée par les services généraux des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM).

Elle lui a annoncé, en second lieu, qu’elle prescrivait au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) de réaliser « une mission visant à établir une chronologie précise des évènements et identifier les mesures prises par les différents acteurs. » Elle a ajouté : « Je lui demanderai de m’adresser les recommandations qui paraîtront appropriées pour éviter la reproduction d’une telle situation ou pour en limiter au maximum les conséquences négatives, pour ce cas particulier de l’A10 comme pour tout autre évènement du même type. »

Ségolène Royal a indiqué à Jean-Pierre Sueur qu’elle lui communiquerait le rapport du CGEDD.

PJ : La lettre de Ségolène Royal à Jean Pierre Sueur.

   

Inondations dans le Loiret : il y a beaucoup à faire et à obtenir pour réparer les dégâts !

Lundi, 13 Juin 2016 11:14

Jean-Pierre Sueur s’est adressé au Premier ministre
Jean-Pierre Sueur a posé le jeudi 9 juin une question d’actualité au Premier ministre, relative aux inondations dans le Loiret. Celle-ci comportait, en fait, cinq questions :
1. Quand les communes qui ont vu leur demande de reconnaissance en catastrophe naturelle « ajournée » auront-elles une réponse – ce qui est urgent ?
2. Quels crédits pour réparer les voiries très endommagées dans nombre de communes ?
3. Quelles mesures pour sécuriser les canaux et leurs berges ?
4. Comment a-t-on pu laisser tant de véhicules accéder à l’A10 alors que l’on savait que les chaussées seraient submergées ? Quelles conclusions en tire-t-on pour l’avenir ?
5. Une enquête a-t-elle été diligentée par rapport aux études préalables à la construction du Centre pénitentiaire de Saran ? Quelles mesures vont être prises pour faire face à la situation ainsi créée ?
>> Lire le texte intégral de la question d’actualité de Jean-Pierre Sueur et des réponses de Manuel Valls
>> Voir la vidéo de la question d’actualité
>> Lire le communiqué de presse
La revue de presse :
>> La République du Centre
>> Mag Centre
>> Apostrophe 45
>> Puissance 2D
>> Cbanque.com

« Communes ajournées » : Jean-Pierre Sueur a saisi le ministre de l’Intérieur
Jean-Pierre Sueur est intervenu auprès de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, pour demander que les demandes de reconnaissance en catastrophe naturelle des communes qui – comme Dordives – ont été « ajournées » de façon parfois incompréhensible soient étudiées et donnent lieu à une réponse dans des délais très rapides.
Une nouvelle liste de communes doit être adoptée par le Conseil des ministres de ce mercredi.
Lire :
>> Le communiqué de presse
>> La République du Centre du 9 juin

   

Maternité de Pithiviers : est-il impossible de trouver deux médecins ?

Lundi, 13 Juin 2016 10:15

La décision est tombée comme un couperet le 8 juin à 17 heures : la directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire annonçait la « suspension » des accouchements à la maternité de Pithiviers à compter du 10 juin à 20 heures.
Le 10 juin, de 18 h 30 à 20 h, nous étions nombreux devant l’hôpital de Pithiviers – membres du personnel, élus, habitants – à manifester, une fois encore, notre attachement à cette maternité.
Nul n’a parlé avec plus d’éloquence, d’émotion et de sincérité que les sages-femmes, les infirmières, les mamans.
J’ai pris la parole au nom des élus et à leur demande. Mais j’avais le sentiment que l’essentiel avait été dit.
J’ai dit que j’étais intervenu auprès de François Hollande, président de la République, de Marisol Touraine, ministre de la santé, du l’ARS, du préfet…
Puisqu’il s’agit d’une « suspension », il reste une chance, même si elle est limitée.
Il manque deux médecins – un anesthésiste et un obstétricien – pour que la maternité puisse continuer.
Je l’ai dit et je le redis : dans notre pays qui est la cinquième, ou la sixième, puissance du monde, ne peut-on pas trouver deux médecins pour sauver une maternité à laquelle les habitants tiennent tant ?
Avec les élus, avec l’association « À Pithiviers, l’hôpital, c’est vital », avec les personnels, je continuerai d’œuvrer chaque jour – aujourd’hui et dans les jours qui viennent – pour que tout soit fait, à tous les niveaux de responsabilité, afin qu’une réponse positive soit apportée à cette question.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire La République du Centre du 11 juin

   

À Orléans, le LAB’O ouvre ses portes

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 13 Juin 2016 09:41

laboCe fut une belle initiative que de transformer le bâtiment qui a abrité successivement les laboratoires Sandoz, Pfizer et Famar, au bord de la Loire, en un « incubateur », autrement dit une pépinière qui permettra l’accueil et le développement de jeunes entreprises innovantes – des « start up » !
Ce fut une belle initiative que d’inaugurer le LAB’O à Orléans en même temps qu’était inauguré à Tours un équipement comparable, accueilli dans les locaux de l’ancienne imprimerie MAME. J’y vois une avancée vers la métropole d’un nouveau type, une métropole Val de Loire, unissant pour des projets novateurs Orléans, Blois et Tours que j’appelle de mes vœux.
Il ne faut pas, cependant, oublier que ce projet a failli ne pas se faire puisqu’il a été sérieusement question de démolir ce bâtiment, dû au grand architecte Jean Tschumi.
Merci donc à l’Association des amis de Jean Tschumi et à tous les architectes français et étrangers qui se sont mobilisés pour que ce bâtiment soit préservé.
Merci aussi à l’Association des riverains de l’Ile Arrault, et à son président, Maurice Elain, qui ont œuvré dans le même sens – ainsi qu’à tous les élus et habitants qui les ont soutenus.
Tout est bien qui finit bien. Longue et belle vie au LAB’O.

Jean-Pierre Sueur

   

Des progrès pour l’accessibilité au Palais de justice d’Orléans

Lundi, 13 Juin 2016 09:10

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, a adressé à Jean-Pierre Sueur une lettre relative à l’accessibilité au Palais de justice d’Orléans.
>> Lire la lettre

   

Inondations dans le Loiret : Manuel Valls répond à Jean-Pierre Sueur

Vendredi, 10 Juin 2016 12:10

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement le 9 juin. Il a interpellé Manuel Valls, Premier ministre, sur plusieurs points précis concernant les inondations dans le Loiret.

- Communes « ajournées » pour les catastrophes naturelles
En premier lieu, Jean-Pierre Sueur a interrogé le Premier ministre sur la durée du délai de réexamen des demandes de reconnaissance en catastrophe naturelle des communes qui ont été ajournées. Manuel Valls a répondu qu’un arrêté a été pris en conseil des ministres pour 782 communes qui sont reconnues en catastrophe naturelle et a annoncé qu’un nouveau décret serait pris la semaine prochaine en conseil des ministres.

- Voiries
Ensuite, Jean-Pierre Sueur a demandé des précisions sur l’aide apportée aux communes qui ont connu des dégâts de voiries dont on mesure aujourd’hui l’ampleur. Manuel Valls a indiqué que les préfets sont autorisés à faire des avances sur les indemnisations qui feront partie du dispositif d’indemnité au titre des calamités publiques.

- Canaux
En réponse à Jean-Pierre Sueur, le Premier ministre a annoncé qu’une évaluation des dommages et travaux à effectuer sera faite très vite.

- L’autoroute A10
Jean-Pierre Sueur a dit qu’il était profondément anormal que Vinci ait laissé des véhicules et des camions accéder aux péages de l’autoroute A10 alors que la submersion de celle-ci était prévisible. Manuel Valls a répondu que cette question était très sérieuse et qu’il faudrait en tirer les conséquences précises pour l’avenir.

- La prison de Saran
Enfin, Jean-Pierre Sueur a demandé au gouvernement si une enquête serait diligentée concernant les études préalables à la construction du centre pénitentiaire de Saran, où quatre cents détenus ont dû être évacués en une nuit, et quelles seront les dispositions que le gouvernement prendra concernant la présente situation au centre pénitentiaire. Manuel Valls a annoncé que des experts viendraient constater, d’ici la fin de la semaine, les dégâts et définir, dans les meilleurs délais, les travaux à effectuer.

>> Lire le texte intégral de la question d’actualité de Jean-Pierre Sueur et des réponses de Manuel Valls
>> Voir la vidéo de la question d’actualité

   

Inondations dans le Loiret : Jean-Pierre Sueur prend acte de la décision de reconnaissance en situation de catastrophe naturelle

Mercredi, 08 Juin 2016 18:51

Jean-Pierre Sueur a pris acte de la décision de reconnaissance en situation de catastrophe naturelle de 234 communes du Loiret, dans les délais qui avaient été annoncés.
Il est immédiatement intervenu auprès du ministre de l’Intérieur pour que les demandes des sept communes pour lesquelles la décision a été ajournée soient réexaminées le plus rapidement possible.

   

Retour à Tibhirine. Un livre de Fadila Semaï : « L’ami parti devant »

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Lundi, 06 Juin 2016 13:58

fadila semai 0Le drame, la tragédie de Tibhirine nous a profondément touchés. Ces moines étaient des hommes de paix. Ils aimaient les habitants de l’Atlas algérien où leur monastère était situé. Ils étaient proches d’eux. Ils les soignaient.
Le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux – un chef-d’œuvre du cinéma – les a ressuscités. Une séquence de six ou sept minutes, sans parole aucune, si ce n’est celle, éloquente, des visages et des yeux, restera comme un témoignage exceptionnel – quelles que soient nos convictions – de la « force de l’esprit ».
Ces images sont restées en nous. Nous pensions tout savoir sur le sujet, à la notable exception de la question, lancinante, des coupables et des culpabilités.
Et voilà qu’un livre de Fadila Semaï, qui vient de paraître chez Albin-Michel et qui s’intitule L’ami parti devant, apporte une lumière inédite sur l’une des victimes de la tragédie, le prieur Christian de Chergé.
Celui-ci avait été sous-officier durant la guerre d’Algérie. Il y avait vécu une histoire qui l’avait profondément marqué – et qui le marquera toujours.
Fadila Semaï avait l’intuition que cet épisode méritait d’être retrouvé. En journaliste qu’elle est, elle se mit en quête – un mot qu’elle aime – du passé de Christian de Chergé.
Son livre narre cette quête, depuis son arrivée dans le monastère de Tibhirine froid, vide et déserté, jusqu’à ses pérégrinations à Sougueur et Aïn Saïd.
C’est un voyage géographique, journalistique, mémoriel, spirituel, où l’on retrouve, en particulier, la claire lumière du soufisme qui tranche avec les obscurantismes, hélas, trop largement diffusés.
Fadila Semaï ne nous cache rien des difficultés et des aridités de la tâche qu’elle s’est assignée. Au terme de beaucoup d’effort, tout devient lumineux. Christian s’était durant la guerre d’Algérie lié d’amitié avec un garde forestier d’Aïn Saïd. Ce garde forestier, qui était musulman et qui était un fonctionnaire – on l’appellera « Mohamed » – avait donc un ami chrétien, à qui il sauva la vie en le protégeant des combattants de l’ALN qui voulaient le tuer. « À cause de cela, écrit Fadila Semaï, il sera assassiné ; cet événement va marquer Christian toute sa vie. Il estimera qu’il a une dette spirituelle vis-à-vis de l’Algérie. » Et c’est pourquoi il choisira de vivre durant vingt-cinq ans au monastère de Tibhirine, « à côté de ses amis musulmans. »
« Mohamed » est donc « l’ami parti devant. »
Voilà. Je n’en dis pas plus.
Je vous laisse découvrir ce livre ainsi que les textes de Christian de Chergé qu’il recèle. Celui, déjà connu, qui commence par ces mots, « S’il m’arrivait un jour (…) d’être victime du terrorisme » et interpelle, de manière prémonitoire « Toi l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. »
Et cet autre texte – totalement inédit – qui vient confirmer la patiente quête de Fadila Semaï : « Notre compagnonnage aura duré quatre mois à peine, mais Mohamed – c’est son nom – est désormais le compagnon tout proche d’un appel qui m’a retenu au pays où il repose. »

Jean-Pierre Sueur