Jean Pierre Sueur - Sénateur du Loiret

Migration : l'Europe doit agir plus vite, plus fort

Jeudi, 03 Septembre 2015 16:11

Lors de la crise grecque, les réunions européennes s’enchaînaient au plus haut niveau : matin, midi, soir, et toute la nuit s’il le fallait.

Je regrette que la même mobilisation et la même célérité ne soient pas mises en œuvre pour apporter les réponses qui s’imposent devant les drames, les détresses, les tragédies liées à l’immigration. 

Lorsque des êtres humains sont prêts à tout quitter et à investir toutes leurs économies pour payer des passeurs et traverser les mers au péril de leur vie dans le dénuement le plus complet, ils ne le font pas par plaisir !
L’Europe qui est un espoir, une référence, ne peut pas ne pas agir. Elle doit se mobiliser. Tous les pays doivent se mobiliser ensemble, de manière coordonnée.
La Jordanie, le Liban et la Turquie ont accueilli plus de trois millions de réfugiés. L’Europe compte 500 millions d’habitants. Il est sûr qu’elle peut et doit faire mieux.
Il faut bien sûr appliquer les lois, fixer des règles. Mais face à la détresse de ceux qui fuient la guerre, les tortures, les persécutions et la mort, la première règle est celle de l’humanité. Elle doit nous appeler à prendre des mesures courageuses.

Jean-Pierre Sueur

 

Un livre essentiel : « Suicide de l’Occident, suicide de l’humanité ? », par Michel Rocard

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 31 Août 2015 09:26

Rocard
 
 
Le gros livre (412 pages) que vient de publier Michel Rocard sous le titre Suicide de l’Occident, suicide de l’humanité ? (éditions Flammarion), mérite vraiment d’être lu. D’ailleurs, il se lit bien. Il se caractérise même par une vertu pédagogique que l’on n’a pas toujours trouvée au même degré dans les précédents livres de Michel Rocard.
Pour connaître Michel Rocard depuis plus de quarante ans, je puis attester que ce livre dans lequel il récapitule, reprend, prolonge ces quarante années – et même davantage ! – de réflexions nourries par l’action lui ressemble profondément, qu’il synthétise une pensée, une démarche, un rapport à la politique qui tranche puissamment avec celui qu’entretiennent tous ceux pour lesquels elle n’est d’abord qu’un pugilat ou une inlassable course d’obstacles pour nourrir des ambitions personnelles.
Michel Rocard y est fidèle à lui-même, à ses conceptions, en vertu desquelles : la décentralisation est un impératif absolu – c’était déjà son discours de Grenoble en 1966 – ; le socialisme s’est longtemps égaré en s’identifiant à l’étatisme ou en faisant de l’État le principal – voire le seul – acteur économique ; nous avons besoin d'un État efficace et non omnipotent ; la régulation du marché est indispensable, même si le marché est myope et qu’il ne saurait donc définir les relations optimales au sein des sociétés humaines ; la spéculation est immorale et le monétarisme est une erreur absolue ; l’Europe doit devenir une authentique puissance publique ; le sort de la planète dépend de décisions que l’on ne peut plus reporter au nom des responsabilités qui sont les nôtres à l’égard des générations futures…
J’arrête là. La liste serait longue.220px-Michel Rocard-IMG 3829J’ajoute que le titre de ce livre est quelque peu trompeur. Michel Rocard en a convenu lors d’une émission récente, renvoyant la faute… à son éditeur. Ce livre n’est pas pessimiste. Il est lucide, il est réaliste. Il ne cache rien des menaces, des risques. Et s’il est exigeant – sans concession – sur l’analyse des dérives, catastrophes et mauvaises décisions prises – qu’il s’agisse d’économie, de politique ou d’écologie –, c’est pour mieux mettre l’accent sur les décisions à prendre, les réformes à accomplir, les évolutions à mettre en œuvre pour répondre à la situation qu’il a diagnostiquée.
De surcroît, cet ouvrage s’inscrit dans une démarche résolument globale, mondiale et planétaire. Les enjeux pour la France et l’Europe sont dûment traités, mais le livre prend en compte l’inéluctable mondialisation qui est un fait qui s’impose à nous. Il rompt ainsi de manière très salutaire avec les conceptions politiques trop « hexagonalistes » dont nous sommes rassasiés.Ce livre est celui d’un honnête homme. C’est un cri d’alarme et, en même temps, un acte de confiance. Je publie ci-dessous plusieurs citations, pour celles et ceux qui en douteraient. Je le recommande de tout cœur.
Jean-Pierre Sueur

Respect de la nature
« Seul, à ma connaissance, Karl Marx laisse échapper dans une note de travail, vers 1860, que nous n’avons aucun droit sur la nature et qu’il nous appartient de la restituer à nos enfants qui ont autant de droits sur elle que nous, dans l’état où nous l’avons trouvée. »
 
Une lourde responsabilité prise en 1971
« En 1971, Richard Nixon, président des États-Unis, décide en août la rupture du lien fixe entre le dollar et l’or. Il met ainsi fin au régime des changes fixes qui tenait depuis quelque vingt-six ans, et pousse par là le monde dans un désordre monétaire massif dont il n’est pas sorti depuis. Tout devient instable, prix des matières, taux d’intérêt et cours des changes. Pour se protéger de cette volatilité, la finance invente d’innombrables procédures et montages dont le résultat final aujourd’hui est une aggravation de la menace du krach général. »
 
Le profit
« L’OCDE a publié en 2010 un calcul qui cumule les résultats macroéconomiques de quinze de ses États membres. Sur les trente années de 1976 à 2006, la part des salaires dans le PIB (y compris les salaires « indirects », c’est-à-dire la protection sociale) qui était encore de 67,3 % en 1980, est tombée à 57,3 % en 2006, soit exactement 10 % de moins, un bon millier de milliards d’euros. Tout cet argent, toute cette richesse produite, qui, en cumulé sur la période, approche sans doute les 100 à 200 trillions d’euros (on appelle trillion, T, la nouvelle unité monétaire utile de 1 000 milliards d’euros ou de dollars selon ce qu’on mesure…) n’est pas venu grandir la part des impôts dans le PIB, restée au total approximativement stable. Elle est venue grossir la catégorie multiple et diverse du profit. »
 
Les propriétaires évanescents des entreprises
« À la Bourse de Londres, on a pu calculer que pendant la période des Trente Glorieuses, la durée moyenne de détention d’une action de société par le même propriétaire était de l’ordre de sept ans. En 2005-2006, juste avant la crise financière (dernières années de mesure), elle était tombée à moins d’un an. Aux dernières nouvelles, et trading ultrarapide informatisé inclus, on en serait à douze secondes ! On n’est plus actionnaire par intérêt et confiance dans une entreprise, on est actionnaire pour spéculer… Le vrai corps des propriétaires d’une entreprise ne la connaît guère, et n’a plus la légitimité pour la diriger, ce qu’il continue pourtant à faire. En cas de crise profonde, tout cela peut devenir extrêmement grave. (…) Comme, en outre, de restructuration en restructuration, les unités productives de base changent de rattachement et de nom très fréquemment, la masse des travailleurs ne sait plus pour quels propriétaires elle travaille et moins encore à quelle entreprise doit s’attacher sa conscience professionnelle. »
 
Les Bourses montent lorsque le chômage augmente
« Les Bourses montent lorsque le chômage augmente. La précarité elle aussi sans doute, mais de cela on ne sait rien : pas de mesures, silence. Il n’y a aucun mystère à ce phénomène moralement inacceptable : toute annonce de plan de licenciement est une bonne nouvelle pour les actionnaires puisque c’est la promesse d’une diminution – peut-être – des charges, en tout cas d’une limitation de leur pression. Et l’amélioration des bourses fait partie de l’embellie temporaire. »
 
98 % d’opérations spéculatives
« Le volume des liquidités mondiales en circulation est en train d’approcher les 800 trillions de dollars, soit plus de trois fois le PIB mondial. De 600 en 2006, il est tombé aux environs de 500 en 2008 à cause de la crise qui, donc, a fait se volatiliser entre 100 et 200 trillions de dollars ! En 2006, juste avant l’explosion générale, le rapport annuel de la BRI montrait que cette énorme quantité de liquidités était affectée pour environ 2 % au paiement d’importations, d’exportations ou d’échanges de services, et pour quelque 98 % à des opérations spéculatives. »
 
Pour une « renaissance d’une forte identité d’entreprise »
« Je ne crois pas possible la redécouverte d’une nouvelle croissance, surtout appuyée sur des technologies innovantes notamment écologiquement, s’il n’y pas renaissance d’une forte identité d’entreprise, d’une fierté d’entreprise même, tirée tant de l’innovation que de l’insertion sociale. Il faut une refonte des statuts de l’entreprise, y associant bien plus qu’aujourd’hui ceux qui y créent, y produisent et y travaillent réellement. Une telle réforme serait en outre la condition majeure pour que se développent à l’intérieur de l’entreprise des forces de cohésion capables d’empêcher les dépècements abusifs aussi bien que les licenciements boursiers. »
 
Sur le marché
« Il est essentiel à mon sujet de rappeler le souvenir des dernières grandes controverses autour du point de savoir si le marché pouvait être compatible avec l’intérêt général ou si c’est le marché lui-même qu’il fallait supprimer. C’est Staline qui tranche ; et dans le mauvais sens. Mais ce que Boukharine essaya de défendre à ces occasions est la clé du propos général de ce livre : nous sommes en économie de marché pour longtemps et entendons y rester. Il s’agit de savoir si, et dans quelles conditions, le marché peut intégrer et supporter la défense de l’intérêt collectif. (…) L’économie de marché ne découle pas des lois découvertes par l’économie à propos de la quantification des subsistances. Pour l’économie, il est sans doute concevable que quelque système de rationnement et de distribution complexe et diversifié suffise à assurer la subsistance de l’espèce humaine. C’est son besoin constitutif d’autonomie, donc de liberté de choix, et par conséquent d’imprévisibilité, qui l’interdit et appelle le marché. Marx, à mon sens, conviendrait de tout cela. Mais il n’est pas allé dans cette direction. Il s’est situé en aval. Son analyse impitoyable, mais tragiquement réaliste des déséquilibres structurels du marché concluait à une explosion de la violence probable, pas à la suppression du marché. Ce sont certains de ses successeurs, déviants par rapport à lui, dans la lignée de Kautsky, qui conçurent l’idée folle et génocidaire de supprimer le marché et de le remplacer par le rationnement. Seul le malheureux Boukharine, on l’a vu, tenta en vain de s’opposer à cette dérive. »
 
Autodénigrement
« La France se meurt de son autodénigrement. »
 
La Banque centrale européenne
« On ne pouvait bien sûr créer une monnaie unique sans créer une banque centrale pour l’émettre et la gérer. Cela fut fait. Mais les gardiens des dogmes maléfiques veillaient. Allégeance à la doctrine monétariste dominante, la Banque centrale européenne eut l’interdiction de financer les États, ni leur trésorerie ni leurs déficits ni leur dette. Allégeance à la souveraineté nationale, contrairement à la situation de toute banque centrale du monde. »
 
Le sort des générations futures
« Ce viatique de l’art de vivre ensemble montre bien que le savoir économique – la science économique ? – fait fausse route lorsqu’il croit possible de traiter la grande menace d’affaissement qui nous assaille uniquement à partir du champ d’investigation qui est le sien. Le quantitatif ne saurait suffire. Il faut une pensée globale de la société des hommes, de leurs identités et de leur dignité. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible d’intégrer à nos savoirs, et à nos règles, ce que nous oublions tant désormais : le sort des générations futures. »
 

Pour la mémoire de Georges Chardon

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 31 Août 2015 09:09

Je partage totalement les termes de la réaction de François Printanier publiée dans La République du Centre du 26 août dernier après que l'école Georges-Chardon d'Orléans a été débaptisée.

JPS

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Jean-Pierre Sueur interpelle le ministre de l’agriculture au sujet de l’étiquetage et de la traçabilité des produits transformés à base de viande

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Mardi, 25 Août 2015 11:26

À la demande des Jeunes Agriculteurs du Loiret, Jean-Pierre Sueur a interpellé, par une question écrite publique (lire ci-dessous), le ministre de l’agriculture, pour lui demander d’agir au plan français comme au plan européen afin d’obtenir que les obligations de traçabilité et d’étiquetage mentionnant le pays d’origine qui sont en vigueur pour la viande fraîche s’appliquent également aux viandes incluses dans des préparations ou des produits transformés, afin d’assurer la transparence et l’information des consommateurs, désormais indispensables.

 

La question écrite

Étiquetage et traçabilité des produits préparés et transformés à base de viande
M. Jean-Pierre Sueur appelle l’attention de M. le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur la nécessaire traçabilité de la viande lorsqu’elle a donné lieu à préparations et transformations. Alors que des règles existent quant à l’étiquetage des viandes fraîches et que des obligations sont en vigueur afin que les consommateurs puissent connaître, en toute transparence, le pays d’origine de ces viandes et qu’il y ait une traçabilité du produit depuis le producteur jusqu’au consommateur, rien de tel n’existe s’agissant des viandes incluses dans des préparations ou des produits transformés. Or une telle traçabilité et les étiquetages afférents apparaissent indispensables tant pour des raisons sanitaires que pour assurer toute la transparence nécessaire ainsi qu’une bonne information des consommateurs. Il souligne auprès de lui les vives préoccupations des agriculteurs français à cet égard. Il lui demande en conséquence quelles dispositions il compte prendre au plan national comme au plan européen pour faire entrer dans les faits l’étiquetage et la traçabilité des produits préparés et transformés à base de viande.

 

Trains Intercités : une lettre d'Alain Vidalies

Lundi, 24 Août 2015 15:35

À la demande de Didier Grimault, vice-président du Centre de la Fédération nationale des usagers des transports en commun (FNAUT), Jean-Pierre Sueur avait appelé l'attention d'Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l’avenir du service ferroviaire du transport Intercités. Alain Vidalies lui a répondu.

>> Lire la réponse du ministre

 

Gares de Dordives et de Ferrières-en-Gâtinais : une réponse du STIF en faveur d’une « desserte plus systématique »

Lundi, 24 Août 2015 11:17

Jean-Pierre Sueur était notamment intervenu auprès du Syndicat des transports d’Ile de France (STIF), au sujet de la nécessité de prévoir une desserte des gares de Dordives et Fontenay-Ferrières par davantage de trains que les trois – aux horaires, de surcroît malcommodes – qui ont été annoncés.
Dans la réponse qu’il vient de recevoir du secrétaire général du STIF, celui-ci indique que le STIF a répondu « favorablement » à la demande de desserte « plus systématique » et « qu’elle a fait part à SNCF Transilien de son accord de principe. SNCF Transilien doit donc vérifier la bonne faisabilité technique pour les arrêts attendus par la région Centre-Val de Loire. »

>> Lire la lettre du STIF

 

Le Conseil constitutionnel retoque 27 "cavaliers" introduits dans la loi portant adaptation de la procédure pénale au droit européen : quelles conclusions en tirer ?

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Vendredi, 14 Août 2015 09:25

Le Conseil constitutionnel vient d'annuler 27 articles de la loi portant adaptation de la procédure pénale au droit européen au motif que ceux-ci, adoptés en première lecture à l'Assemblée nationale après la première lecture au Sénat, "n'ont pas de rapport, même indirect, avec le projet de loi initial". Ce faisant, le Conseil constitutionnel applique - après la loi Macron - une position très stricte à ce sujet, qui rompt avec certaines de ses jurisprudences antérieures (comme sa décision du 19 février 2007 sur l'adaptation au droit européen du code de la santé publique).
Les "cavaliers" étant strictement prohibés, le parlement et le gouvernement devront en tirer toutes les conséquences. Ce qui aura des aspects positifs. Chaque loi devra avoir un objet sur lequel auront lieu en toute clarté le débat parlementaire et le débat public, sans qu'il soit possible de "raccrocher" pour des raisons de commodité ou de facilité des dispositions diverses, parfois à un stade ultime de la procédure.
Une autre conséquence est que davantage de projets et propositions de loi seront soumis au Parlement.
Ainsi, il avait été jugé "plus rapide" de passer par la voie d'un amendement à l'Assemblée Nationale pour résorber la "malfaçon" législative en matière de financement illicite de partis politiques par des personnes morales dans laquelle s'était engouffré l'avocat de M. Le Pen. Il apparaît aujourd'hui qu'il eût été plus opportun, et sans doute plus rapide, de débattre de la proposition de loi que j'ai déposée à ce sujet, qu'il est désormais urgent d'inscrire à l'ordre du jour du Parlement.
De même, l'amendement introduit par le gouvernement pour lutter contre la pédophilie et visant à instaurer une information par le ministère public de l'autorité administrative en cas de poursuite ou de condamnation d'une personne en contact avec des mineurs étant annulé, cette disposition devra donner lieu à un texte et à un débat spécifique - qui portera en particulier sur la rédaction susceptible de concilier au mieux la protection des mineurs, la présomption d'innocence et le secret de l'enquête et de l'instruction.

 

Loi Macron : le Conseil Constitutionnel retoque les « cavaliers »

Écrit par Jean-Pierre Sueur Jeudi, 06 Août 2015 11:41

Par sa décision sur la "loi Macron", le Conseil Constitutionnel à immanquablement censuré tous les "cavaliers" qui avaient été ajoutés à ce texte. On appelle "cavalier" un amendement qui n'a rien à voir avec le texte et qui s'y trouve "greffé" à un stade parfois tardif de la procédure. Cette décision - venant après d'autres allant dans le même sens - a, pour moi, des aspects salutaires. C'est en effet une commodité et une facilité que de "faire passer", presque subrepticement, des dispositions diverses et variées, auxquelles on ne souhaite pas toujours donner trop de publicité...Cette décision doit permettre d'en revenir à un principe simple : toute loi doit avoir un objet clairement affiché, suscitant le débat parlementaire et le débat public. Puissent le gouvernement et le parlement en tirer toutes les conséquences...

Jean-Pierre Sueur

 

Fin de session parlementaire : Jean-Pierre Sueur dresse le bilan

Mardi, 04 Août 2015 10:56

Le 31 juillet, Jean-Pierre Sueur avait convié la presse à la présentation de son bilan de la session parlementaire qui venait de s'achever.

La République du Centre en a rendu compte dans son édition du 4 août.

>> Lire l'article

 

André Ève, un grand artiste

Écrit par Jean-Pierre Sueur Mardi, 04 Août 2015 10:31

40400304Je salue la mémoire d'André Ève, homme si chaleureux, génial créateur de roses anciennes et nouvelles. C'était un grand artiste, un homme passionné et généreux. Je me souviens de sa présence amicale au concours de roses d'Orléans. Je me souviens aussi de cette visite qu'il nous offrit un soir aux Minuits, à La Neuville-sur-Essonne, où ses roses étaient présentées. Il en parlait avec autant de simplicité que de sensibilité. Internationalement connu, il aura été un remarquable ambassadeur du Pithiverais et du Loiret. André Ève était tourné vers l'avenir. Il avait ainsi adhéré au projet de recréation de sa roseraie près du château de Chamerolles – château des parfums ! –, ce qui sera un bel atout pour notre tourisme. André Ève continuera de vivre très longtemps par la magie des fleurs.

Jean-Pierre Sueur

 

Les PPP, des bombes à retardement ?

Lundi, 03 Août 2015 10:58

La Revue du Trombinoscope a publié dans son numéro de juillet 2015 une tribune de Jean-Pierre Sueur au sujet des partenariats public-privé.

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Couverture des zones rurales en téléphonie mobile

Lundi, 03 Août 2015 09:57

Jean-Pierre Sueur est intervenu au sujet de la couverture des zones rurales en téléphonie mobile auprès d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, à la demande du président de la communauté de communes de Lorris. Celui-ci lui a répondu.

>> Lire la réponse d'Emmanuel Macron

 

Mise en oeuvre du compte pénibilité

Lundi, 03 Août 2015 09:48

François Rebsamen, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, a repondu à l'intervention que Jean-Pierre Sueur a faite auprès de lui à la demande d'Aline Mériau, présidente de la Fédération française du bâtiment et des travaux publics du Loiret, au sujet de la mise en oeuvre du compte pénibilité.

>> Lire la réponse de François Rebsamen

 

Dispositions applicables aux zones franches urbaines

Lundi, 03 Août 2015 09:41

Jean-Pierre Sueur était intervenu auprès de Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, au sujet des nouvelles dispositions applicables aux zones franches urbaines (ZFU). Celui-ci lui a répondu.

>> Lire la réponse de Michel Sapin

 

Transparence du patrimoine des parlementaires

Lundi, 03 Août 2015 09:37

Jean-Pierre Sueur a participé le lundi 27 juillet sur Sud Radio à une émission sur le projet de loi de transparence du patrimoine des parlementaires. Apostrophe 45 a rendu compte de cette émission.

>> Lire l'article

 

Rapport de Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur sur l'application du principe : "Le silence de l'administration vaut approbation"

Le Bulletin Quotidien a publié une analyse à propos du rapport Portelli/Sueur sur la loi de simplification des relations entre les administrations et les citoyens.

>> L'analyse du Bulletin Quotidien du 30 juillet

>> Lire le rapport intitulé : « Le silence de l'administration vaut acceptation »

 

Jean-Pierre Sueur à France Culture, un débat sur le thème : "Les lois sont-elles bien écrites ?"

Lundi, 27 Juillet 2015 10:01

Jean-Pierre Sueur a participé à un débat sur France-Culture sur le thème de l'écriture de la loi (Les lois sont-elles bien écrites ?) avec Anne Levade et Florence Dubois-Stevant - débat animé par Thomas Baumgartner

> Ré écouter le débat (surée 45 mn)

> Lire le compte-rendu du colloque sur l'écriture de la loi organisé par Jean-Pierre Sueur au Sénat le 12 juin 2014

 

Projet de loi sur l'adaptation de la procédure pénale au droit européen

Lundi, 27 Juillet 2015 09:51

Jean-Pierre Sueur est intervenu lors de la nouvelle lecture de ce texte au Sénat, après l'échec de la commission mixte paritaire.

> Lire son intervention 

> Son explication de vote contre l'exception d'irrecevabilité

 

 

Jean-Pierre Sueur : « Les apports du Sénat ont contribué à la constitutionnalité, aujourd’hui reconnue, de la loi sur le renseignement ».

Vendredi, 24 Juillet 2015 15:33

Pour m'être pleinement impliqué dans les débats parlementaires sur la loi sur le renseignement, je tiens à souligner que les apports du Parlement - et du Sénat en particulier - pour ce qui est des garanties quant aux libertés et aux moyens de contrôle ont notablement contribué à la constitutionnalité du texte, désormais reconnue suite à la décision du Conseil constitutionnel du 23 juillet.

Ainsi en est-il pour ce qui est des finalités de l'action des services de renseignement, mais aussi pour la définition de la vie privée incluant, suite à un amendement que j'avais présenté et qui a été intégré dans le texte : "les données personnelles, le secret des correspondances et l'inviolabilité du domicile".

Les droits et garanties afférents aux professions de magistrat, d'avocat et de journaliste ainsi qu'à l'exercice du mandat parlementaire sont pleinement pris en compte.

La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement voit ses pouvoirs de contrôle élargis. Suite à l'un des amendements que j'ai déposés, et qui a été intégré dans le texte, celle-ci devra avoir un accès "permanent, direct et complet" à l'ensemble des données.

Toutes les investigations, qui seront placées sous son contrôle, devront être "ciblées", ce qui exclut toute captation massive de données.

Au total, ce texte donne pour la première fois un cadre législatif - qui, jusqu'ici, faisait défaut - à l'action des services de renseignement. Il permet à ces services de lutter avec une efficacité accrue contre le terrorisme, dans le respect vigilant de nos libertés.

Jean-Pierre Sueur

> Lire la décision du Conseil Constitutionnel

> L'intervention de Jean-Pierre Sueur en séance lors de la dernière lecture au Sénat le 23 juin

 

Lutte contre la pédophilie : Jean-Pierre Sueur soutient la position de la commission des lois de l'Assemblée Nationale

Jeudi, 23 Juillet 2015 15:51

Jean-Pierre Sueur est intervenu ce jeudi 23 juillet au Sénat lors du débat sur le projet de loi relatif à l’adaptation de la procédure pénale au droit de l’Union Européenne. 

Le débat a notamment porté sur un amendement présenté à l’Assemblée nationale par le gouvernement prévoyant l’information de l’administration concernée (et notamment de l’Education Nationale) dans le cas où un professionnel en contact régulier avec des mineurs a été condamné pour fait de pédophilie.
Jean-Pierre Sueur a dit son total accord avec cette disposition.
S’agissant des autres stades de la procédure (enquête, garde à vue, mise en examen), le débat s’est concentré sur la nécessité d’atteindre à la juste prise en compte et au juste équilibre entre les trois principes que sont : la protection des mineurs, la présomption d’innocence et le respect du secret de l’enquête et de l’instruction. La rédaction du gouvernement n’a pas donné lieu à un accord lors de la réunion de la commission mixte paritaire.
Jean-Pierre Sueur a soutenu l’amendement rédigé par Dominique Raimbourg, rapporteur du projet de loi à l’Assemblée nationale et adopté par la commission des lois de cette assemblée en nouvelle lecture. Ce texte prévoit la transmission des informations appropriées en cas de condamnation définitive et aussi la possibilité d’une telle transmission en cas de mise en examen sur la base de faits graves et concordants.

 

Un rapport de Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur sur l'application du principe : "Le silence de l'administration vaut approbation"

Lundi, 20 Juillet 2015 11:17

Le Sénat vient de rendre public un rapport de Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur sur le principe selon lequel « Le silence de l’administration vaut approbation », qui a été édicté par la loi du 12 novembre 2013, - ce qui était une vraie révolution par rapport aux pratiques de l’administration en vertu desquelles, depuis très longtemps, le silence de l’administration vaut rejet. Pour ce qui est de l’Etat, la loi est applicable depuis le 12 novembre 2014 ; elle le sera pour les collectivités locales et la Sécurité sociale le 12 novembre 2015. Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur rendent public un bilan très nuancé de son application : sur 3 600 procédures et requêtes des citoyens, elle ne s’applique que dans 1 200 cas, soit un tiers, le silence continuant à valoir rejet dans les deux tiers des cas. Il est vrai que la loi avait prévu dès l’origine toute une série d’exceptions pour diverses raisons. Les deux rapporteurs demandent néanmoins que le nombre d’exceptions soit réduit. Ils demandent surtout que l’Etat mette en œuvre un système d’information clair, précis, facilement accessible, permettant aux citoyens de savoir facilement quand le silence vaut approbation et quand il vaut rejet.

Hugues Portelli et Jean-Pierre Sueur traitent dans ce rapport d’une série d’autres mesures de simplification prévues dans la loi : éviter qu’il soit nécessaire d’envoyer aux administrations plusieurs fois les mêmes documents (ce qui est important, notamment pour ceux qui soumissionnent aux marchés publics) ; développer l’accès électronique aux administrations ; rendre accessible les avis préalables dès leur publication ; etc. Ils évoquent également la suppression des chambres de l’expropriation dans les tribunaux et la parution prochaine (dans les délais annoncés !) d’un code des relations entre public et administrations.

> Lire le rapport

> L'article paru dans Le Monde.fr du 18 juillet

   

Décentralisation : la loi NOTRe définitivement adoptée

Lundi, 20 Juillet 2015 11:07

La loi NOTRe définitivement adoptée après la réussite de la Commission Mixte Paritaire qui a permis la prise en compte de nombre de positions du Sénat.

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat lors de la dernière lecture de la loi NOTRe, avant son adoption définitive.

> Lire son intervention en séance

> Dans la presse : 

L'interview parue dans La République du Centre du 11 juillet

L'article de Mag'Centre le 12 juillet

   

Jean-Pierre Sueur sur France Culture

Lundi, 20 Juillet 2015 10:59

Jean-Pierre Sueur participera ce mercredi 22 juillet, de 18h15 à 19h, à l'émission "Du grain à moudre" sur France Culture.

Le thème de cette émission sera : "Les lois sont-elles bien écrites ?".

Jean-Pierre Sueur avait organisé au Sénat le 12 juin 2014 un colloque sur "L'écriture de la loi".

   

Protocole d'accord judiciaire France-Maroc : contraire aux engagements de la France sur la Cour Pénale Internationale

Jeudi, 16 Juillet 2015 13:53

Jean-Pierre Sueur s’est abstenu sur le protocole d’accord judiciaire France-Maroc au motif que ce texte est contraire aux engagements de la France sur la Cour Pénale Internationale.


Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, s’est abstenu lors du vote sur le protocole d’accord judiciaire entre la France et le Maroc. Il a déclaré en séance publique :
« Si je ne puis voter ce texte, c’est en raison des dispositions juridiques précises qui figurent dans le protocole qu’il nous est demandé d’adopter.
J’ai été le premier signataire d’une proposition de loi relative à la compétence territoriale du juge français concernant les infractions visées par le statut de la Cour Pénale Internationale. Cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité – j’insiste sur ce point – le 26 février 2013 par le Sénat.
Cette proposition de loi donne une pleine compétence aux juges français pour poursuivre et juger les auteurs de génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à l’étranger, conformément aux termes de la Convention de Rome et du Traité du 18 juillet 1998 ratifié par la France. Elle donne une compétence universelle aux juges français.
Or, le protocole qu’il nous est proposé de ratifier va non seulement à l’encontre de l’engagement de la France à traduire en justice les personnes accusées des crimes les plus graves sur la base de cette compétence universelle, mais aussi à l’encontre des termes de la proposition de loi précitée dont je suis le premier signataire et qui a été unanimement approuvée par le Sénat. Son adoption constituerait à cet égard un précédent dont les conséquences méritent réflexion. Telles sont les raisons de mon abstention ».

> Le texte intégral de son intervention

Dans la presse : 

> Apostrophe 45, le 16 juillet

> Magcentre, le 17 juillet

   

Loi NOTRe : un accord satisfaisant

Je me réjouis de l'accord intervenu en commission mixte paritaire sur la loi NOTRe

>> Lire l'article de La République du Centre du 11 juillet.

   

Nouvelle-Calédonie : une proposition de loi de Catherine Tasca et Jean-Pierre Sueur

Vendredi, 10 Juillet 2015 10:33

Catherine Tasca et Jean-Pierre Sueur viennent de déposer une proposition de loi relative au statut des autorités administratives indépendantes créées par la Nouvelle Calédonie. Cette proposition de loi a pour objet de créer les conditions de la mise en place d’une autorité de la concurrence en Nouvelle Calédonie. La création de cette autorité de la concurrence est très largement demandée afin de lutter contre les phénomènes de monopole et de position dominante contribuant à la « vie chère ».
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CMP projet de loi NOTRe : les préoccupations des maires du Loiret entendues

Jeudi, 09 Juillet 2015 14:45

Jean-Pierre Sueur se réjouit du succès de la Commission Mixte Paritaire sur le projet de loi NOTRe, à laquelle il a participé. L’accord intervenu répond largement aux préoccupations exprimées par les maires du Loiret.

La commission mixte paritaire regroupant représentants des députés et des sénateurs qui s’est réunie le 9 juillet au Sénat, et à laquelle j’ai participé, s’est conclue par un accord dont je me réjouis profondément car cet accord, auquel le Sénat a fortement contribué, prend largement en compte les préoccupations qui avaient été exprimées aussi bien par l’association des maires du Loiret que l’association des maires ruraux du Loiret, comme par les mêmes associations dans de nombreux départements.
En premier lieu, la commission mixte paritaire n’a pas retenu l’article voté par l’Assemblée nationale prévoyant l’élection des conseils de l’ensemble des intercommunalités au suffrage universel direct. J’ai toujours considéré qu’un tel dispositif était inadapté, en particulier dans le cas des communautés de communes. Le fait qu’il ait été adopté par l’Assemblée nationale – même s’il ne s’agissait que de l’énoncé d’un principe – avait suscité au sein de nombre de communautés de communes la crainte de voir les communes mises en cause. Ayant toujours été, et étant toujours, attaché à la réalité communale, je me réjouis que la décision de la commission mixte paritaire clarifie les choses : les communautés de communes sont liées aux communes, elles permettent les mutualisations nécessaires tout en confortant la réalité des communes qui sont les indispensables collectivités de proximité auxquelles les Français sont, depuis 220 ans, profondément attachés.
S’agissant du nombre d’habitants nécessaires pour constituer une intercommunalité, je me réjouis que la commission mixte paritaire ait repris l’amendement dont j’étais signataire au Sénat visant à réduire le seuil de 20 000 habitants à 15 000 habitants. Je me réjouis, en outre, que quatre dérogations aient été prévues à ce seuil de 15 000 habitants, là encore pour tenir compte des réalités du terrain. Deux de ces dérogations sont liées à la densité des territoires concernés, calculée selon deux critères différents. Une autre est liée à l’insertion d’un établissement public de coopération intercommunale de plus de 12 000 habitants créé depuis 2012. La quatrième dérogation concerne les territoires de montagne et les îles. Au total, la solution retenue permet d’aller vers des intercommunalités fortes et efficaces – ce qui est indispensable – tout en prenant pleinement en comptes les réalités du terrain – ce qui est également indispensable.
Pour ce qui est des Plans Locaux d’Urbanisme Intercommunaux (PLUI), la position du Sénat a été retenue par la commission mixte paritaire : ceux-ci ne pourront pas être mis en œuvre s’il y a une opposition de 25 % des communes correspondant à 20% de la population, ce qui est conforme au droit existant. L’Assemblée nationale prévoyait une « minorité de blocage » plus élevée. La conséquence du vote intervenu en commission mixte paritaire supposera donc un assez large consensus des élus pour mettre en œuvre un PLUI.
La commission mixte paritaire a supprimé le Haut conseil des territoires prévu par le projet de loi, le Sénat ayant considéré que celui-ci faisait double emploi avec lui-même.
La commission mixte paritaire est également parvenue à un accord sur nombre d’autres dispositions.
Le texte issu de ces travaux devra maintenant être adopté en dernière lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat.

   

TGV Grand Centre : Jean-Pierre Sueur se réjouit des annonces du Premier ministre

Jeudi, 09 Juillet 2015 09:43

Jean-Pierre Sueur était intervenu ces dernières semaines auprès de Manuel Valls, Premier ministre, pour défendre auprès de lui le tracé Ouest pour le projet de TGV Paris-Clermont Ferrand-Lyon. En effet ce trajet est le seul qui dessert la région Centre-Val de Loire, qui dessert Orléans et Bourges, alors que le trajet alternatif, dit "médian", ne fait que traverser la région et ne la dessert nullement. Il avait insisté auprès du Premier ministre pour qu’aucune décision prématurée ne soit prise à cet égard, afin de laisser toutes ses chances au tracé Ouest.
Jean-Pierre Sueur a participé ce 8 juillet au Sénat à la réunion de l'association TGV Grand Centre, sous la présidence de Rémi Pointereau. Jean-Pierre Sueur se réjouit de ce que celui-ci ait pu en cette occasion donner connaissance d'une lettre du Premier ministre (qui a également été adressée au président François Bonneau) par laquelle celui-ci annonce le lancement des études sur l'accès de ce futur TGV à la gare de Paris-Austerlitz et sur son arrivée à Lyon et annonce également la poursuite, au cours de l'année 2016, de la concertation sur le tracé dans le secteur central.
Ainsi, aucune décision prématurée - et dommageable ! - n'est prise, et le tracé Ouest garde toutes ses chances.
Comme l'enjeu est essentiel pour Orléans et pour notre région, il est, et il sera, indispensable que tous les responsables politiques et économiques s'unissent pour soutenir avec force le tracé Ouest, le seul qui nous inscrira pleinement sur le réseau TGV !

   

Sur la Grèce

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 06 Juillet 2015 11:33

Ce lundi matin, le vote massif (61,3 %) des Grecs pour le non m’inspire les réflexions suivantes.

1. Il y a, d’abord, dans ce vote, l’expression d’un sentiment de fierté, de dignité. Les Grecs ont une longue histoire. La démocratie est née dans leur pays. Ils ont, certes, connu de lourds problèmes, et leur fiscalité pas plus que leurs comptes et leur endettement n’ont été maîtrisés durant les dernières décennies. Mais ils n’ont pas accepté d’être vilipendés, mis au ban de l’Europe et des instances de la finance mondiale, placés sous tutelle.

2. Certains, en France et à l’étranger – en Allemagne particulièrement – veulent, du coup, durcir le ton, rompre les négociations et aller vers la rupture. Ce ne serait bon ni pour la Grèce ni pour l’Europe. Comment ne pas voir, en effet, qu’au-delà de la crise grecque, c’est l’avenir de la « zone euro » qui se joue. Si celle-ci commence à se défaire, qui peut affirmer que le mouvement s’arrêtera là ?

3. Il faut renouer les fils du dialogue et trouver une solution. Je sais que François Hollande fera tout pour y parvenir. La solution passe par deux chemins. L’un et l’autre sont nécessaires.
Le premier chemin, ce sont des réformes assurément indispensables en Grèce. Mais il ne faut pas que celles-ci soient imposées. Il faut qu’elles puissent être librement décidées par le gouvernement grec. Fort du résultat sans ambiguïté du référendum, Alexis Tsipras a aujourd’hui les moyens de les faire décider et de les mettre en œuvre.
Le second chemin, c’est la restructuration de la dette. A quoi bon maintenir en l’état, telle qu’elle est, une dette que la Grèce ne pourra jamais acquitter sauf à emprunter au prix fort pour ne l’honorer que partiellement… tout en l’alourdissant encore ! Il est parfaitement réaliste – cela vaut pour les Grecs comme pour leurs créanciers – de revoir cette dette afin qu’elle devienne réaliste et supportable.

Je veux croire à un accord sur ces deux points – qui sont devenus indissociables si l’on veut arriver à un accord qui en soit vraiment un.
L’enjeu est tel qu’il faut tout faire pour y parvenir.

Jean-Pierre Sueur

   

Jean-Pierre Sueur intervient au Sénat sur la Nouvelle Calédonie

Jeudi, 02 Juillet 2015 11:33

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat lors de la discussion du projet de loi organique relatif à la consultation sur l’accession de la Nouvelle Calédonie à la pleine souveraineté qui doit avoir lieu, au plus tard, en 2018.
Il s’est réjoui de l’accord intervenu le 5 juin dernier lors du comité des signataires des accords de Matignon et de Nouméa sur la question très sensible de la constitution de la liste électorale. Il a considéré qu’il était sage que le projet de loi reprenne strictement les termes de cet accord.
Il a soutenu un amendement de Catherine Tasca permettant de lutter contre la « vie chère », problème dont il avait compris toute l’acuité lors de la mission qu’il a effectuée en Nouvelle Calédonie en 2014. Cet amendement n’ayant pas été adopté, il sera repris dans une prochaine proposition de loi.

>> Lire son intervention

   

Solidarité Tunisie

Mardi, 30 Juin 2015 17:30

Jean-Pierre Sueur s'est rendu aux côtés de Gérard Larcher, président du Sénat, à l'Ambassade de Tunisie en France. Ils y ont rencontré Mohamed Ali Chihi, ambassadeur de Tunisie en France, à qui ils ont exprimé toute leur émotion et leur solidarité à la suite du nouvel attentat terroriste qui a touché la Tunisie, soulignant que la France et la Tunisie sont victimes du même terrorisme et doivent le combattre ensemble. Jean-Pierre Sueur est président du groupe France-Tunisie du Sénat.

   

Chèques Postaux : Jean-Pierre Sueur : « Je ne suis pas d’accord sur la méthode et serai extrêmement vigilant pour l’avenir »

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Mardi, 30 Juin 2015 14:29

Orléans la Source chèques postauxJ’ai eu l’occasion de dire très clairement aux dirigeants de la Banque Postale mon total désaccord avec la méthode qu’ils ont choisie.
Chacun sait les problèmes que pose l’état du bâtiment de La Source. Il est clair que les questions liées à la sécurité ou à l’inadaptation du bâtiment doivent être prises en compte et que des solutions doivent être trouvées.
Mais la moindre des choses aurait été, avant d’annoncer la démolition du bâtiment – dont il est question depuis des mois et des années –, de trouver des solutions alternatives et d’étudier sérieusement les possibilités concrètes de relogement ou de construction nouvelle (ce qui, en l’espèce, me paraît être la meilleure solution).
Nul ne peut ignorer la force symbolique, la dimension humaine et le poids en termes d’emploi et en termes économiques des Chèques Postaux à La Source.
La Source s’est constituée autour des Chèques Postaux.
Tous les habitants ont vécu et vivent avec les Chèques Postaux.
D’abord parce que les postiers sont nombreux à La Source, dans l’agglomération d’Orléans, et dans toutes les communes voisines. Mais aussi parce que « Les Chèques » représentent un attachement au service public. Ils ont beaucoup compté et comptent beaucoup dans la vie culturelle, sportive, sociale, associative de La Source.
Je rappelle que, lorsque nous avons créé la première ligne de tramway, l’un des premiers arrêts dont la réalisation m’est apparue évidente s’appelle « Chèques Postaux » !
Je le redis. Il n’est pas normal qu’on nous dise – on me l’a dit et redit – : « Nous allons rechercher des locaux, des bâtiments en friche, on verra, éventuellement nous construirons du neuf, etc. ». Autrement dit, rien n’a été préparé et on est en pleine improvisation !
Dans ces conditions, une extrême vigilance m’apparaît nécessaire.
Et je serai extrêmement vigilant.
Et on pourra compter sur moi pour intervenir autant qu’il le faudra auprès de toutes les autorités compétentes, jusqu’au plus haut niveau.
D’abord, il faut obtenir que les 1 200 emplois soient maintenus à Orléans ou à l’immédiate proximité, au sud de la Loire. J’ai entendu les propos qui ont été tenus. Mais il faudra que les actes suivent.
Ensuite, il faut s’opposer à l’éclatement de cette structure en plusieurs entités.
Cela suppose des bâtiments adaptés, modernes et fonctionnels.
Et, connaissant les locaux disponibles à La Source et dans les environs immédiats, je n’en vois pas a priori – mais j’espère me tromper ! – qui répondent à ces exigences.
C’est pourquoi, il m’apparaît que La Poste et la Banque Postale devront – et auraient dû déjà ! – prévoir de construire des locaux neufs, modernes, adaptés – comme l’était à l’époque et selon la conception du moment le bâtiment des Chèques Postaux.
L’enjeu est essentiel. Nous devrons être entendus ! Je refuserai absolument pour ma part la mise en cause d’un potentiel exceptionnel auquel le quartier de La Source, notre ville d’Orléans ont toutes les raisons de tenir.

Jean-Pierre Sueur

   

Union et détermination contre la barbarie

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Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 29 Juin 2015 12:35

Comme l’a justement dit Alain Bauer lors du débat auquel je participais avec lui sur Europe 1 vendredi soir, nous sommes face à un nouveau type de terrorisme qui ne ressemble à rien de ce que nous avons connu.
Puisque tous les « mécréants » sont visés, où qu’ils soient, par des barbares qui profèrent des appels au meurtre, le crime peut, hélas, venir de partout, comme on l’a vu dans l’Isère.
Le Premier ministre, Manuel Valls, a eu raison de dire que la lutte contre le terrorisme, contre cette barbarie prendrait du temps. Ce serait une illusion que de croire que l’on pourra réduire à néant en peu de temps une menace qui reste à un niveau très élevé.
Face à cela, les controverses politiciennes m’apparaissent dérisoires. Il faut faire face. Il faut faire front. C’est la tâche de ce gouvernement, comme ce serait la tâche du tout autre gouvernement républicain dans notre pays.
Il faut être unis face à la barbarie.
Il faut aussi être déterminés.
Le gouvernement a annoncé une série d’actions de vigilance et de surveillance en janvier dernier. Il a ouvert des moyens, créé de nombreux postes et programmé nombre de créations de postes.
Dans le rapport sur la lutte contre les réseaux djihadistes – dont j’ai été le rapporteur au Sénat –, nous avons préconisé 110 mesures concrètes. Nombre d’entre elles sont déjà mises en œuvre. Il faut continuer.
Le rapport remis quelques mois plus tard par nos collègues députés va exactement dans le même sens.
Il n’y a aucune contradiction entre les deux rapports.
Nous préconisons toute une série d’actions concrètes. Cela va de la détection de la radicalisation, de sa prévention, au suivi individualisé des personnes concernées, à l’accroissement des moyens des services de renseignements – en particulier sur le terrain – en passant par une extension de la cellule d’écoute et de détection, une plus grande surveillance d’Internet, une lutte contre les moyens de financement du terrorisme (la décision récente de limiter les paiements en liquide à mille euros va dans le sens de nos préconisations).
Je ne peux tout résumer ici. Nos rapports sont publics.
Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut en aucun cas baisser les bras. Il faut faire preuve de détermination. Et mettre en œuvre dans les différents domaines que je viens d’évoquer tout ce qui peut être fait pour lutter contre cette barbarie.
Cette lutte doit être internationale. Je pense à nos amis tunisiens qui paient très cher le fait d’avoir choisi la démocratie, le respect de toutes les croyances et convictions, l’attachement au droit des femmes.
Les fanatiques ne veulent pas de ces avancées.
Ils tentent de les mettre en cause en compromettant la saison touristique et en privant ainsi ce pays de ressources dont il a besoin.
Nous sommes et restons profondément solidaires de nos amis tunisiens.
Jean-Pierre Sueur

>> Écouter l’intervention de Jean-Pierre Sueur sur Europe 1 (débute à 1 h 03 min 30 sec)

   

Pierre Lanson

Mardi, 23 Juin 2015 12:34

C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends le décès de Pierre Lanson.
Il était un homme chaleureux, toujours positif et constructif, très ouvert.
Il était très attaché à sa commune de Saint-Denis-en-Val, dont il fut le maire durant 24 ans, et dont il disait très fréquemment qu'elle était « la perle du SIVoM », « la perle de l'agglomération ».
Pierre Lanson m'aura apporté un soutien de tous les instants pour de grands projets de notre agglomération qu'il a défendus avec conviction. Je pense, bien sûr, à la première ligne de tramway, mais aussi au pont de l'Europe, à l'Unité de traitement des ordures ménagères de Saran, à la station de traitement de l'eau à La Chapelle-Saint-Mesmin, à l'élargissement de notre agglomération et à l'adoption de nouvelles compétences comme l'aménagement et le développement économique.
Merci, Pierre !

Jean-Pierre Sueur

   

Paris-Nevers : une réunion au ministère des transports

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Mardi, 23 Juin 2015 12:25

Communiqué de Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, Jean-Pierre Sueur, François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire et François Patriat, président de la Région Bourgogne

Rencontre avec Jean Mallot, conseiller spécial de Monsieur Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat aux transports.
Dès la connaissance du rapport de la commission TET d’avenir dit « DURON », nous avions interpellé le Secrétaire d’Etat aux transports sur les préconisations d’organisation de la liaison ferroviaire Paris-Nevers et demandé un rendez-vous pour exposer notre point de vue commun.
Nous avons en conséquence lors de cet entretien indiqué notre opposition à la proposition de transfert de l’exploitation de la ligne de l’État vers les Régions. Nous avons indiqué que la commission forge son analyse non pas sur la liaison dans son ensemble mais en parcellisant l’offre (Paris-Montargis, Montargis-Cosne, Cosne-Nevers) et ne prend pas en compte les relations pendulaires quotidiennes des habitants de chacune des villes desservies qui vont travailler à Paris.
Nous avons demandé à l’État de continuer à assumer l’exploitation de la ligne et d'annoncer sa décision dans les meilleurs délais afin que la discussion puisse porter sur l’amélioration des dessertes, des rames, des locomotives, du prix des billets et de la qualité de service des usagers.
Nous avons à l'issue de cet entretien qui a duré près d'une heure le sentiment d'avoir été compris et attendons les annonces que le gouvernement devra faire non plus le 3 mais le 7 juillet prochain.

   

Suite à la démission de Serge Grouard de ses fonctions de maire d’Orléans

Écrit par Jean-Pierre Sueur Lundi, 22 Juin 2015 16:43

Apprenant la décision de Serge Grouard, je pense à lui. J’imagine que cela n’a pas dû être facile pour lui que de renoncer à la mission de maire de notre chère ville d’Orléans. C’est une mission dont je sais ce qu’elle exige, dont je sais tout ce qu’elle représente et combien nous pouvons y être attachés lorsque les Orléanais nous ont fait l’honneur de nous la confier.
C’est une décision personnelle d’un homme qui reste un acteur politique.
Comme toute décision personnelle, cette décision doit être respectée en tant que telle.

Jean-Pierre Sueur

   

Jean-Pierre Sueur au Relais Orléanais

Lundi, 22 Juin 2015 16:37

Jean-Pierre Sueur s’est rendu, ce lundi 22 juin, au « Relais Orléanais ». Il a rencontré les membres du bureau qui lui ont fait part de l’action qu’ils mènent à l’égard des personnes victimes de la pauvreté et de la précarité. Il les a assurés de tout son soutien.

   

Les études d'impact : « Une fausse bonne idée »

Lundi, 22 Juin 2015 11:04

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat lors du débat sur la proposition de loi de Jacques Mézard sur les études d'impact. Il a déclaré que cette innovation inscrite dans la Constitution en 2008 était une « une fausse bonne idée ». Il a dit que « l'impact d'une loi était précisément l'objet du débat politique » et qu'« il était illusoire de croire qu'existerait un discours neutre, surplombant le gouvernement et le parlement ou la majorité et l'opposition, relatif à l'effet ou à l'impact d'une loi, et qui s'imposerait à tous ». Il a montré que six ans d'expérience permettaient de relativiser la fiabilité et l'utilité des études d'impact. Il a dit que la vraie question était de doter les parlementaires - comme le gouvernement - de moyens d'expertise conséquents afin qu'ils puissent mesurer en toute indépendance les conséquences et effets escomptés des textes de loi.

>> Lire son intervention en séance

   

Jean-Pierre Sueur intervient au Sénat au sujet des tribunaux administratifs et de leurs délais de jugement

Lundi, 22 Juin 2015 10:52

Jean-Pierre Sueur est intervenu le 18 juin au Sénat lors d’une séance publique qui a été organisée sur le thème : « Comment donner à la justice administrative les moyens de statuer dans des délais plus rapides ».
Il a rendu hommage aux magistrats et personnels des juridictions administratives qui doivent faire face à une augmentation moyenne du nombre d’affaires enregistrées de plus de 6 % chaque année depuis vingt ans et a rappelé que, grâce à leurs efforts, le délai moyen de jugement est aujourd’hui inférieur à un an (de l’ordre de dix mois dans les tribunaux administratifs, de onze mois dans les Cours administratives d’appel et de huit mois au Conseil d’État).
Il a présenté plusieurs orientations pour le présent et l’avenir, et notamment les six suivantes :

  1. Le développement et la généralisation des échanges par voie électronique au moyen de l’application « Télécours ».
  2. La poursuite de l’expérimentation des « nouvelles rédactions » pour les décisions de justice.
  3. La procédure de cristallisation des moyens (qui proscrirait le recours à de nouveaux motifs en cours de procédure) pour réduite le nombre des recours abusifs.
  4. Dans le cas de recours abusifs, la possibilité donnée à la victime du recours de formuler une demande reconventionnelle à caractère indemnitaire devant le juge. Dans ce cas, c’est la victime et non l’État qui percevrait l’amende versée.
  5. Le développement de la conciliation et de la médiation.
  6. Une large information sur la possibilité donnée à toute personne de former des recours administratifs préalables, susceptibles de lui permettre d’obtenir satisfaction sans qu’elle soit obligée d’engager un contentieux.

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Projet de loi sur le renseignement : après la commission mixte paritaire

Lundi, 22 Juin 2015 10:43

Après la réunion de la commission mixte paritaire (CMP) qui s’est tenue le 16 juin sur le projet de loi sur le renseignement et à laquelle il a participé, Jean-Pierre Sueur a publié un communiqué.

>> Lire le communiqué

À propos d’un amendement
Lors de cette CMP, un amendement a été adopté à une voix de majorité (sept contre six) qui crée une disposition qui ne figurait pas dans le projet du gouvernement et n’avait été ni discutée ni adoptée durant les débats au Parlement, que ce soit à l’Assemblée Nationale ou au Sénat.
Celle-ci crée des possibilités de surveillance pour les étrangers effectuant des séjours de courte durée en France, de manière dérogatoire par rapport au droit existant pour lequel les mêmes règles relatives au respect de la vie privée s’appliquent à toutes les personnes séjournant ou résidant en France – qui posent en conséquence un problème de constitutionnalité – sans qu’aucune procédure de contrôle, ni a priori ni a posteriori, ne soit prévue.
Jean-Pierre Sueur a voté contre cet amendement.
Comme la Constitution prévoit qu’à la suite de la CMP, seul le gouvernement peut déposer des amendements lors des nouvelles lectures devant chaque assemblée, Jean-Pierre Sueur est intervenu auprès du gouvernement pour soutenir auprès de lui le dépôt d’un amendement supprimant la mesure en question ajoutée lors de la CMP.
Le gouvernement a annoncé le samedi 20 juin qu’il déposerait cet amendement.

Jean-Pierre Sueur interviendra au Sénat en séance publique lors de l’ultime lecture du projet de loi, le mardi 23 juin à 16 heures (à suivre en direct sur le site du Sénat).