Félicitations à Olivier Jouin et aux 250 bénévoles pour ce nouveau spectacle - le septième ! - : « La Belle Époque. Quand s’inventait notre monde ».
Au travers de 36 scènes, 40 années de notre histoire nationale, mais aussi locale (les débats entre les maires de Cléry et de Dry sont savoureux !), dans tous les domaines - les progrès de la science comme la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat - qui sont restitués au prix d’un grand travail historique. Tout est vrai et vérifié !
Merci a Olivier Falorni qui a présenté et soutenu durant deux ans le projet de loi sur l’aide à mourir dans la dignité. Merci à toutes et à tous les parlementaires qui l’ont voté.
C’est un nouveau droit, un droit ultime, qui vient d’être ouvert dans des conditions strictement définies au terme d’un important travail parlementaire, que je tiens à saluer.
C’est un livre très remarquable, fruit d’années de travail, qui compte 542 pages, que « Corsaire Éditions » vient de publier, et que l’on doit à mon ami Jean Ros, hélas disparu, mais qui, avec cet ouvrage, reste avec nous, ne nous quitte pas !
On le sait, Jean Ros était passionné de sport. Il aimait suivre les clubs les plus modestes, dans les quartiers et les villages, autant que les compétitions internationales.
Sa passion allait de pair avec une grande rigueur. Il était profondément attaché à l’éthique sportive, au respect de l’arbitre et des règles et il condamnait le dévoiement du sport par l’argent.
Cela l’a conduit à s’engager : comme joueur, arbitre, dirigeant, formateur. Mais aussi, durant des décennies, comme président du Comité départemental olympique et sportif du Loiret et comme président de l’Association du Loiret des médaillés de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Ces présidences, il les exerçait avec la même rigueur et avec beaucoup d’humanité.
Pour lui, le sport devait rendre la vie meilleure. Il devait permettre le dépassement de soi. Il devait permettre de surmonter les différences, les sectarisme, et favoriser une meilleure compréhension entre les êtres humains.
Jean Ros a consacré les dernières années de sa vie à rédiger cette « somme » qui présente tous les clubs sportifs, dans toutes les disciplines, que la ville d’Orléans a connus de 1882 à 2022. Qu’il s’agisse du sport des quartiers, du sport corporatiste, militaire,des clubs issus de cercles laïques ou de patronages, des clubs célèbres, ou encore du « haut niveau », c’est TOUT le sport orléanais, dans sa diversité et sa pluralité, que Jean Ros restitue fidèlement. C’est vraiment un livre de référence
Sa fille, Nathalie Ros, professeure d’université, dont il était si fier, a largement participé à l’achèvement et à la mise en forme finale de cet ouvrage.
Qu’ils en soient tous deux sincèrement remerciés !
JPS

On le sait, Elisabeth Roudinesco a écrit une « Histoire de la psychanalyse » qui fait référence, et une trentaine d’autres livres.
Aujourd’hui, elle nous offre avec son dernier ouvrage, « Le divan des femmes » (éditions du Seuil), une autre histoire, trop méconnue, ou sous estimée, celle des femmes psychanalystes - et plus largement du rapport des femmes, « patientes, épouses des fondateurs, cheffes d’écoles et créatrices de nouvelles approches de l’inconscient », à la psychanalyse. Elle explore ce « continent » dans le temps et dans l’espace, jusqu’à la période récente où - nous apprend-elle -, « à l’échelle mondiale, 80% des psychanalystes sont des femmes ». Son immense culture nous entraîne de pays en pays de par le monde - il ne doit pas exister d’équivalent ! - et lui permet d’évoquer, avec beaucoup de précisions, de grandes figures, telles Lou-Andreas Salomé, Mélanie Klein ou Marie Bonaparte.
Élisabeth Roudinesco expose aussi combien la parution, en 1949, du « Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir, entraîna de grands débats dans la sphère de la psychanalyse. La dernière partie du livre nous permet de rencontrer de hautes figures comme Luce Irigaray, Jenny Aubry, Maud Mannoni et, bien sûr, Françoise Dolto.
Au total, un livre précieux, en ce temps où ceux qui ont entrepris de combattre ce pan essentiel de notre culture qu’est la psychanalyse, et qu’est l’héritage de Freud et de tant d’autres - des deux sexes ! - ne désarment pas.
JPS
Michel Bussi dénonce à juste titre (dans la République du Centre du 10/5) le décret du 15 avril du ministre de l’Éducation Nationale qui impose des frais d’inscription dans nos universités 15 fois plus élevés pour les étudiants extra européens que pour les étudiants européens et français. Il écrit que cette mesure qui « vise explicitement les étudiants africains francophones » empêchera les étudiants des pays les plus pauvres de venir faire leurs études en France. Il ajoute que cette mesure, qui porte atteinte au rayonnement et aux intérêts de la France « ne fera que renforcer la défiance d’une partie de la jeunesse africaine » à son égard. Il conclut qu’une telle mesure livre ces étudiants « à l’économie chinoise, à l’influence russe ou aux Écoles supérieures coraniques financées par les Émirats ». J’espère que les présidents des Universités françaises pourront s’opposer à ces tarifs qui seraient discriminatoires à l’égard des étudiants du monde.
JPS