C’est un livre très remarquable, fruit d’années de travail, qui compte 542 pages, que « Corsaire Éditions » vient de publier, et que l’on doit à mon ami Jean Ros, hélas disparu, mais qui, avec cet ouvrage, reste avec nous, ne nous quitte pas !
On le sait, Jean Ros était passionné de sport. Il aimait suivre les clubs les plus modestes, dans les quartiers et les villages, autant que les compétitions internationales.
Sa passion allait de pair avec une grande rigueur. Il était profondément attaché à l’éthique sportive, au respect de l’arbitre et des règles et il condamnait le dévoiement du sport par l’argent.
Cela l’a conduit à s’engager : comme joueur, arbitre, dirigeant, formateur. Mais aussi, durant des décennies, comme président du Comité départemental olympique et sportif du Loiret et comme président de l’Association du Loiret des médaillés de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Ces présidences, il les exerçait avec la même rigueur et avec beaucoup d’humanité.
Pour lui, le sport devait rendre la vie meilleure. Il devait permettre le dépassement de soi. Il devait permettre de surmonter les différences, les sectarisme, et favoriser une meilleure compréhension entre les êtres humains.
Jean Ros a consacré les dernières années de sa vie à rédiger cette « somme » qui présente tous les clubs sportifs, dans toutes les disciplines, que la ville d’Orléans a connus de 1882 à 2022. Qu’il s’agisse du sport des quartiers, du sport corporatiste, militaire,des clubs issus de cercles laïques ou de patronages, des clubs célèbres, ou encore du « haut niveau », c’est TOUT le sport orléanais, dans sa diversité et sa pluralité, que Jean Ros restitue fidèlement. C’est vraiment un livre de référence
Sa fille, Nathalie Ros, professeure d’université, dont il était si fier, a largement participé à l’achèvement et à la mise en forme finale de cet ouvrage.
Qu’ils en soient tous deux sincèrement remerciés !
JPS

On le sait, Elisabeth Roudinesco a écrit une « Histoire de la psychanalyse » qui fait référence, et une trentaine d’autres livres.
Aujourd’hui, elle nous offre avec son dernier ouvrage, « Le divan des femmes » (éditions du Seuil), une autre histoire, trop méconnue, ou sous estimée, celle des femmes psychanalystes - et plus largement du rapport des femmes, « patientes, épouses des fondateurs, cheffes d’écoles et créatrices de nouvelles approches de l’inconscient », à la psychanalyse. Elle explore ce « continent » dans le temps et dans l’espace, jusqu’à la période récente où - nous apprend-elle -, « à l’échelle mondiale, 80% des psychanalystes sont des femmes ». Son immense culture nous entraîne de pays en pays de par le monde - il ne doit pas exister d’équivalent ! - et lui permet d’évoquer, avec beaucoup de précisions, de grandes figures, telles Lou-Andreas Salomé, Mélanie Klein ou Marie Bonaparte.
Élisabeth Roudinesco expose aussi combien la parution, en 1949, du « Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir, entraîna de grands débats dans la sphère de la psychanalyse. La dernière partie du livre nous permet de rencontrer de hautes figures comme Luce Irigaray, Jenny Aubry, Maud Mannoni et, bien sûr, Françoise Dolto.
Au total, un livre précieux, en ce temps où ceux qui ont entrepris de combattre ce pan essentiel de notre culture qu’est la psychanalyse, et qu’est l’héritage de Freud et de tant d’autres - des deux sexes ! - ne désarment pas.
JPS
Michel Bussi dénonce à juste titre (dans la République du Centre du 10/5) le décret du 15 avril du ministre de l’Éducation Nationale qui impose des frais d’inscription dans nos universités 15 fois plus élevés pour les étudiants extra européens que pour les étudiants européens et français. Il écrit que cette mesure qui « vise explicitement les étudiants africains francophones » empêchera les étudiants des pays les plus pauvres de venir faire leurs études en France. Il ajoute que cette mesure, qui porte atteinte au rayonnement et aux intérêts de la France « ne fera que renforcer la défiance d’une partie de la jeunesse africaine » à son égard. Il conclut qu’une telle mesure livre ces étudiants « à l’économie chinoise, à l’influence russe ou aux Écoles supérieures coraniques financées par les Émirats ». J’espère que les présidents des Universités françaises pourront s’opposer à ces tarifs qui seraient discriminatoires à l’égard des étudiants du monde.
JPS
Le nouveau conseil de la métropole orléanaise a adopté, lors de sa première réunion, une décision incompréhensible, portée par sa majorité. Il était question de l’extension du « Carrefour » de la place d’Arc.
En effet, les quatre délibérations votées entraînent, bien au-delà de ce sujet, une série de décisions lourdes de conséquences pour le renouveau si nécessaire des mails, devenus une quasi-autoroute. Je n’aborderai que l’une de ces questions : l’accès depuis la rue de la République du centre commercial et de la gare. Aujourd’hui, cet accès est intégralement piétonnier. Mais il a aussi été décidé - je ne sais pourquoi - de démolir le plan incliné, où se trouve la Poste (ce qui est positif car ce plan incliné « casse » la perspective des mails). Mais il a également été décidé de « combler » les trémies situées entre la Place d’Arc et la rue de la République. Je précise que je n’ai pas d’affection particulière pour les trémies. Ce sera bien de supprimer celle du boulevard Jean Jaurès, même si ce sera très difficile !. Mais là, ce serait désastreux…Pourquoi : parce que si ces trémies disparaissent, la circulation reviendra en surface…et les piétons venant de la rue de la République devront franchir six voies de circulation (voitures et bus) pour aller au centre commercial, à la gare ou dans les quartiers avoisinants. Ce qui sera une évidente régression par rapport à ce qui existe aujourd’hui, qui est à 100% piétonnier !!! Et, bien sûr, ce faisant, on reste dans la logique pseudo autoroutière dont il faudrait pourtant se défaire. J’ajoute que la position que j’expose ici n’est en rien « politique ».
Je ne comprends pas comment un élu de droite, du centre ou de gauche pourrait justifier cette régression…Et je ne pense qu’à Orléans, à l’heure où l’on proclame qu’il faut « mieux insérer la place d’Arc dans le tissu commercial et urbain »… Magnifique « insertion » avec un barrage de six voies de circulation ! Et à qui fera-t-on croire que l’agrandissement de Carrefour doive obligatoirement et nécessairement se traduire par de telles modifications dans le sous-sol ? Non, la réalité, c’est que c’est incompréhensible…et faute de pouvoir la défendre ou l’expliquer…j’espère de tout cœur que les élus à la Métropole, dans leur majorité, reviendront sur cette décision néfaste !
JPS
Dans le Loiret, il y a eu pour la gauche de bons résultats à Saint-Jean de la Ruelle, Fleury-les Aubrais, Chécy, Artenay. Châlette, et de belles suprises comme à Saint-Denis en Val (avec une liste très ouverte à la « société civile »), sans compter les communes où il n’y avait pas de concurrence, comme Jargeau ou Ingré. Et des déceptions, hélas, à La Chaoelle Saint Mesmin et à Saint-Jean de Braye !
Mais surtout, il y a un grand sujet d’inquiétude avec le succès du RN à Montargis et Amilly ! Et les progrès de cette mouvance dans nombre de communes rurales, en particulier dans l’est du département. Et heureusement que Gabriel Denizot a pu empêcher l’arrivée à la mairie de Briare de l’ancienne députée RN !
Connaissant nombre de maires de la circonscription, je leur dis que si leur député RN parcourt le terrain le jour, il ne faut pas être dupes et ignorer les discours extrémistes et contraires à nos valeurs de justice, de solidarité et de fraternité qu’il tient le soir à l’Assemblée ou sur les télévisions.
Ce résultat à Amilly et Montargis doit inciter tous les Républicains à agir et réagir sans relâche sur la base de nos valeurs !
Je dirai enfin ma déception pour Orléans. Je reste pour ma part persuadé que cette ville a besoin de changement. En témoigne le fait qu’il ne s’est pas passé grand chose lors du dernier mandat et que cette campagne électorale n’a pas donné le sentiment de préparer l’avenir ambitieux d’une capitale régionale forte, entraînante, à la hauteur des enjeux.
Mes amis ont fait une campagne très active, et n’ont pas été récompensés à la hauteur de leur engagement.
Et malheureusement, c’est un échec.
Il faudra en analyser les raisons en toute lucidité pour préparer l’avenir. Car je le crois, et je l’ai vécu, justement à Orléans : rien n’est inéluctable !
JPS