Centre-Val de Loire

  • Jean-Pierre Sueur a participé à une table ronde sur les questions relatives au prix des obsèques, dans la cadre de l’émission « Dimanche en politique » diffusée le 3 novembre sur France 3 Centre-Val de Loire.

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  • C’est un important ouvrage, publié aux Presses universitaires de Rennes, que nous livrent vingt-trois universitaires, enseignants-chercheurs, dont beaucoup appartiennent aux Universités d’Orléans et de Tours, sous le titre, en partie inexact de Lieux de mémoire en Centre-Val de Loire. Les monographies qui y sont réunies ne portent en effet pas seulement sur les « lieux de mémoire », mais aussi sur des personnages (des « acteurs ») et des événements (des « moments »). Cela pourrait paraître disparate, mais ne l’est pas, puisqu’il s’agit de cerner l’identité de notre région Centre-Val de Loire. Et que cette identité est faite de paysages, de villes, de monuments, mais aussi d’hommes et de femmes, et d’événements, qui ont façonné son histoire.
    On passe donc de la géographie à l’histoire, de la littérature à la sociologie, de l’urbanisme à la philosophie… Et une question parcourt la plupart des contributions. Cette question est bien connue, mais elle mérite encore d’être approfondie : cette question c’est, justement, celle de l’identité de cette région. A-t-elle une identité ? Quelle est-elle ? Son existence est-elle un artifice, une construction arbitraire, un rassemblement de terroirs très divers réunis sous le vocable « Centre » – un vocable qui ne veut pas dire grand-chose, qui ne « parle » pas et ne définit pas même une entité géographique.
    C’est pourquoi – on me permettra cette note personnelle – l’amendement parlementaire que je suis le plus fier d’avoir défendu, parmi quelque milliers d’autres, est celui qui a été déposé et voté au Sénat, puis à l’Assemblée Nationale par lequel la région Centre devenait, au terme de la loi, la région « Centre-Val de Loire ». Le Val de Loire est connu. Il est un atout exceptionnel. Aimé des rois, il mérite de l’être de nos républiques. Et même si tous les terroirs qui composent la région ne voient pas la Loire couler en leur sein, nombre de ses affluents les irriguent, et ce dernier « fleuve sauvage » de France constitue assurément « l’épine dorsale » de la région.
    Au-delà de l’appellation, d’autres raisons expliquent la difficulté pour notre région de s’approprier une identité claire. Ainsi, Pierre Allorant évoque, en conclusion de l’ouvrage, « son rapport ambivalent à une mémoire nationale si souvent confondue avec son propre souvenir, participant sans doute à un travail de déni d’une région qui fut autrefois le domaine royal »,et il cite Michelet pour qui « le sort d’Orléans a souvent été celui de la France. »
     
    Bien des personnages, illustres ou moins connus, apparaissent au fil de l’ouvrage. À commencer par Jeanne d’Arc au sujet de laquelle Françoise Michaud-Fréjaville pourfend – une fois encore ! – quelques idées toutes faites. On lit avec intérêt le texte de Michel Verbeke sur le docteur Pierre Dézarnaulds qui fut député, ministre, maire de Gien – la maire de la reconstruction –, en attendant le livre que devrait écrire le même Michel Verbeke et que le riche parcours de Dézarnauld justifierait amplement. On découvre, grâce à Philippe Nivet, le rôle trop méconnu dans la Résistance d’Henri Duvillard, gaulliste historique s’il en fût. Noëlline Castagnez nous présente une analyse très documentée de la manière dont fut vécue et perçue la fin tragique de Pierre Chevallier, maire de la reconstruction d’Orléans, et du procès qui s’ensuivit, à partir des journaux – régionaux et nationaux – de l’époque.
    Il faudrait tout citer…
    Je me bornerai, pour conclure, à évoquer ce que nous décrit justement Joël Mirloup (repris en partie par Pierre Allorant) quant à notre histoire ferroviaire. Alors que la gare des Aubrais fut un nœud ferroviaire très important par le passé, une part très significative de la région Centre-Val de Loire a « raté le coche » du TGV, à commencer par sa capitale, Orléans, puisque le tracé passant par Vendôme lui fut préféré. Premier échec suivi d’un second. Alors qu’un accord avait été signé entre l’État et les trois régions concernées pour une liaison rapide (pendulaire) reliant Paris, Orléans, Limoges et Toulouse (le POLT), celui-ci fut rayé d’un trait de plume par le ministre Gilles de Robien sous la faux prétexte que le pendulaire « n’était pas au point. »Ce projet était pourtant essentiel en termes d’aménagement du territoire. Faute de le réaliser, on structurait l’espace autour de deux axes : Paris-Lyon-Marseille et Paris-Poitiers-Bordeaux. Et entre les deux, le vide… Oui, ce fut un nouvel et rude échec. Je suis de ceux qui – comme Joël Mirloup – défendent une liaison allant de Paris à Lyon en passant par Orléans et Nevers, et une autre qui irait de Paris à Orléans et Châteauroux pour rejoindre le POLT. On a appelé ce projet « l’Y inversé ». Puisse-t-il vivre ! C’est le vœu que j’émets, même si je connais les scepticismes ambiants.
    Mais pour finir sur une note positive, je remercierai nos vingt-trois auteurs de mettre en valeur tant d’atouts de notre région. Des atouts qui donnent de l’espoir – et confortent tous les « acteurs » qui, aujourd’hui et demain, vont et veulent aller de l’avant.
    Jean-Pierre Sueur
    • Lieux de mémoire en Centre-Val de Loire, sous la direction de Pierre Allorant, Walter Badier, Alexandre Borell et Jean Garrigues, PUR éditions, 320 pages, 25 €

     

  • Je ne dissimulerai pas combien je suis heureux de la réélection de François Bonneau à la présidence de notre région Centre-Val de Loire. Bien des observateurs – et autres « politologues » – prédisaient sa défaite. Comme il y a six ans, il n’en fut rien. Je crois savoir pourquoi. François Bonneau est constamment présent sur le terrain. Il s’investit dans sa tâche. Il n’est pas hautain. Il refuse le sectarisme, les polémiques outrancières et les discours de haine qui sont devenus le lot commun de trop de paroles et d’émissions politiques. Et je crois profondément que ce sont ces excès, cette guerre civile permanente, là où on voudrait des débats d’idées et des propositions, qui éloignent nos concitoyens de la politique et alimentent l’abstention.
    Et ce n’est pas un hasard si, en France métropolitaine, les Français ont pratiquement réélu toutes les sortantes et tous les sortants. Cela signifie qu’au-delà des très légitimes divergences politiques, ils reconnaissent le travail accompli, la proximité et l’action menée, hors de tout excès de forfanterie.
    J’en conclus que si l’on veut réduire l’abstention, renouer les fils, retrouver la confiance, il faut que la politique s’exerce, se vive, se construise autrement. Au plus près des réalités. Avec des débats de fond sérieux, argumentés, plutôt que des invectives inopérantes et lassantes.
    La démocratie suppose aussi le respect des alternances et des équilibres. Le Loiret fut longtemps, dans ses diverses composantes – Orléanais, Pithiverais, Gâtinais, Giennois – une terre radicale et une terre de centre-gauche. Orléans eut des maires socialistes – je suis bien placé pour le rappeler. Et je salue les belles victoires de mes amis dans la métropole d’Orléans ! Je tiens à noter que quand le balancier se fige trop longtemps à droite (voire à droite toute !) par rapport à ce qui est le point d’équilibre – et aussi l’histoire – du Loiret, il est logique qu’il y ait des rééquilibrages vers la gauche. C’est simplement le jeu de la démocratie – qui est d’ailleurs beaucoup plus qu’un jeu.
    Pour que la démocratie fonctionne, encore faut-il que les règles soient respectées. Or nous avons assisté à un vrai scandale, une totale bérézina pour ce qui est de la distribution aux électeurs des professions de foi et des bulletins de vote. Cela m’a été dit et redit un nombre incalculable de fois. Je constate que les engagements pris mercredi dernier par le ministre de l’Intérieur auprès de la commission des lois du Sénat – au sein de laquelle je siégeais – n’ont pas été respectés. Il y a une commission d’enquête au Sénat. Sans attendre ses conclusions, je demande qu’on revienne dès à présent à cette distribution par le service public, sous la responsabilité de l’État. C’est quand on croit pouvoir se passer du service public qu’on mesure combien celui-ci est nécessaire. Je rattache cela à ce que j’ai dit, lors d’une récente séance de « questions d’actualité », à la ministre Amélie de Montchalin : l’État républicain est une grande chose. Nous y tenons. Le mettre en pièces serait loin d’être sans conséquences.
    Il y aurait encore d’autres choses à dire sur la situation créée par le fait qu’entre les deux tours, nombre d’électeurs ont reçu le matériel électoral du premier tour… et je passe sur les palinodies qui s’en suivirent quant à la prise en compte des bulletins de vote du premier tour lors du second. Mais je ne développe pas. Le mieux, le plus simple, est de revenir à la loi, aux règles, ainsi qu’aux vertus du service public.
    Je ne prétends pas traiter exhaustivement des causes profondes de l’abstention dans ce modeste article. J’y reviendrai. Je me souviens cependant de nos maîtres qui, jadis, à l’école primaire, nous expliquaient que « voter est un droit, mais aussi un devoir. » L’emprise de l’école républicaine sur les jeunes n’est plus ce qu’elle fut. Elle est concurrencée par les réseaux sociaux – quand ce n’est pas (mais les deux peuvent se combiner) – par la loi de la rue. C’est pourtant au sein de l’école de la République que tout commence.
    Je n’ignore ni les problèmes, ni les difficultés, ni le COVID, ni rien… mais je pense que, nonobstant tout cela, il faut réaffirmer, dès l’école, et ensuite, les valeurs fortes qui fondent notre démocratie, le « vivre ensemble », le respect d’autrui, et qui permettent d’unir les Françaises et les Français autour de grands projets pour l’avenir, de grandes aventures et de fortes ambitions, non pas pour chacune et pour chacun, mais pour nous tous – tous ensemble !
    Jean-Pierre Sueur
  • Public Sénat, 20 mai 2021

     
  • La République du Centre - mardi 2 juin 2009

    09-06-02 la rep desertification medicale

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  • La République du Centre, 28 juin 2021

     
  • Nous publions l'interview que Jean-Pierre Sueur a donnée au Journal du Parlement, parue sous le titre "Unité et cohérence" dans un numéro spécial consacré à la région Centre-Val de Loire.

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  • La République du Centre, 18 février 2021

     
  • Je salue la mémoire de Vanik Berberian, ancien président de l’Association nationale des maires ruraux de France, maire de Gargilesse, défenseur si chaleureux des communes rurales et de la ruralité. Les territoires ruraux étaient pour lui des territoires d’avenir ! Merci à toi, Vanik, pour toules nos rencontres et merci de m’avoir accueilli dans l’Indre !

    JPS