Le silence des autorités françaises se prolongeant sur les événements d’Egypte, j’ai fini par déclarer ce samedi 29 janvier sur France Info : « Le gouvernement français n'a-t-il donc tiré aucune conséquence des effets désastreux de son silence sur la répression en Tunisie ? Sur l'Egypte, Barak Obama s'exprime, d'autres aussi. Le gouvernement français reste silencieux alors qu'on attend qu'il condamne la répression contre tous ceux qui se battent pour le doit à s'exprimer, à manifester, pour la démocratie ».
Heureusement, François Fillon a parlé l’après-midi. Encore l’a-t-il fait avec une grande prudence diplomatique. Il y a bien des raisons à cette prudence, que l’on peut longuement analyser.
Je pense, pour ma part, que nous revivons ce qui s’est passé lorsque nombre de politiques s’étaient montrés surpris de voir le Mur de Berlin tomber « si vite » ( !). Nous étions habitués à un monde coupé en deux. C’était comme ca. Nous y étions résignés.
De la même manière, nous avions intégré l’idée que les pays arabes étaient – devaient être ? – dotés de régimes forts ou de dictatures. C’était comme ça, c’était une habitude.
Et puis voila qu’en Tunisie, en Egypte, et au-delà, l’irrépressible désir de liberté, de droit à l’expression, de démocratie de justice exprimé par des peuples, des citoyens, des jeunes, des moins jeunes, apparaît au grand jour et emporte tout.
Alors il faut que les autorités françaises se souviennent de la France de 1789, de celle de 1848, de celle de la Résistance, celle qui fut toujours du côté des hommes et des femmes qui avançaient – qui avancent – sur les chemins de la liberté.
Heureusement, François Fillon a parlé l’après-midi. Encore l’a-t-il fait avec une grande prudence diplomatique. Il y a bien des raisons à cette prudence, que l’on peut longuement analyser.
Je pense, pour ma part, que nous revivons ce qui s’est passé lorsque nombre de politiques s’étaient montrés surpris de voir le Mur de Berlin tomber « si vite » ( !). Nous étions habitués à un monde coupé en deux. C’était comme ca. Nous y étions résignés.
De la même manière, nous avions intégré l’idée que les pays arabes étaient – devaient être ? – dotés de régimes forts ou de dictatures. C’était comme ça, c’était une habitude.
Et puis voila qu’en Tunisie, en Egypte, et au-delà, l’irrépressible désir de liberté, de droit à l’expression, de démocratie de justice exprimé par des peuples, des citoyens, des jeunes, des moins jeunes, apparaît au grand jour et emporte tout.
Alors il faut que les autorités françaises se souviennent de la France de 1789, de celle de 1848, de celle de la Résistance, celle qui fut toujours du côté des hommes et des femmes qui avançaient – qui avancent – sur les chemins de la liberté.
Jean-Pierre Sueur
.

C’est un événement que nous venons de vivre au musée d’Orléans : l’arrivée dans les collections d’une œuvre majeure et jusqu’ici inconnue de Maurice Quentin de la Tour : le Portrait de Madame Restout en coiffure. Ce pastel s’ajoute aux trois autres du même auteur que compte le musée et notamment le si poignant portrait d’un jeune homme noir, comme l’a si bien expliqué Isabelle Klinka, conservatrice, par sa beauté, par l’infinie sérénité qui émane de ce visage, de ce regard, à nouveau. Ce tableau est fascinant. Allez le voir ! Il trouve toute sa place dans la si riche salle du Musée dédiée aux pastels, aux côtés des œuvres de Chardin, Valade, Coppel et Perroneau.